12 octobre 2007 | Année 2, numéro 21

Évaluation forestière: attention!

Aucun professionnel ne doit accepter un mandat pour lequel il n’a pas la compétence ou les moyens de le réaliser. Cela est dans le Code de déontologie; c’est aussi une question de bon sens. Pourtant…

Pourtant, plusieurs demandes d’enquête au Bureau du syndic ont trait à cette obligation de l’ingénieur forestier. Parmi celles-ci, les travaux d’évaluation forestière sont fréquemment questionnés. Et à y bien penser, cela est normal puisque ceux-ci sont souvent réalisés dans le cadre d’un litige, lequel pourrait se rendre en cour.

Or voilà une autre raison d’être compétent en la matière : le travail de l’ingénieur forestier sera étalé au grand jour et constituera une référence pour le juge. L’erreur n’est donc pas permise.

Cependant, ce n’est hélas pas toujours le cas. Les enquêtes du Bureau du syndic ont ainsi révélé des erreurs grossières de méthodologie (donc manque de compétence), des exécutions de mandats tels que formulés par les clients en ne tenant pas compte de la possibilité que l’affaire aboutisse en cour (donc manque de prudence), des absences de réserve quant à l’utilisation de l’évaluation réalisée (encore manque de prudence), ou encore des absences de supervision pour des travaux exécutés par des techniciens (donc laxisme). Quelle que fut la lacune observée, elle a généralement engendré un problème pour le client… et pour l’ingénieur forestier!

C’est pourquoi, en évaluation forestière notamment, il y a lieu d’être doublement compétent et prudent avant de finaliser son travail et de le donner à son client. Et, en cas de doute, mieux vaut consulter un confrère expert en la matière : il s’agit d’une assurance en cas de mauvaise évaluation de sa compétence.

Yves Barrette, ing.f. .

Syndic de l’Ordre

yves.barette@oifq.com

 

Rencontre du Bureau de l’Ordre

Le Bureau de l’Ordre se réunit le 12 octobre. Parmi les sujets qui y seront traités, notons entre autres : la politique de formation continue, le rapport du Comité d’inspection professionnelle, la position sur le rapport du Forestier en chef, la pratique illégale et l’usurpation de titre et, enfin, la recommandation du Comité administratif concernant les postes de président et de directeur général. Les principales décisions de ce Bureau vous seront communiquées dans l’édition du 26 octobre du Fil en aiguille.


Agenda du président de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f

27 septembre 2007 Réunion du Comité administratif de l’Ordre
1 octobre 2007 Rencontre de travail Chantier GPO/R – Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois
3 octobre 2007 Visite d’érablières chez Domtar (dossier CPTAQ)
5 octobre 2007 Participation au banquet du Congrès annuel de l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec
10 octobre 2007 Rencontre de travail Chantier Gouvernance – Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois
11 octobre 2007 Rencontre de travail du Comité Directeur du Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois
12 octobre 2007 Bureau de l’Ordre

 

Plan de communication pour le lancement du Manuel de foresterie 2008

Un comité restreint du Manuel de foresterie 2008 s’est réuni le 10 octobre afin de produire un plan de communication en vue de la sortie éventuelle du nouveau Manuel. Ce plan sera présenté le 18 octobre à la rencontre du Comité de coordination du Manuel de foresterie 2008 pour discussions. Les membres du comité restreint sont MM. René Doucet, ing.f., Jacques Larouche, ing.f., et François-Hugues Bernier, ing.f.


Congrès 2008 de l’Ordre

À inscrire à votre agenda 2008, le Congrès de l’Ordre se tiendra les 17, 18 et 19 septembre 2008, au Manoir St-Castin du Lac Beauport, tout près de Québec. Le Comité organisateur sera formé sous peu. Si vous êtes de la région de Québec et désirez participer à l’organisation de l’événement, écrivez-moi à francois.bernier@oifq.com


Soirée d’intégration des nouveaux étudiants de la Faculté de foresterie

La traditionnelle soirée d’intégration des étudiants en foresterie de l’Université Laval se tiendra le 21 novembre prochain au Pavillon Gene-H-Kruger. La formule de l’événement sera sensiblement la même que les années précédentes avec des tables thématiques animées par des ingénieurs forestiers. Les étudiants ont ainsi l’opportunité de faire le tour, en une soirée, des différents domaines de travail des ingénieurs forestiers et également de créer des liens avec ceux-ci. L’an dernier, plus de 100 personnes ont participé à l’événement, dont une vingtaine d’ingénieurs forestiers. Pour participer à la soirée de cette année, j’invite les ingénieurs forestiers intéressés à me faire parvenir un courriel. francois.bernier@oifq.com

Révocation des CAAF des scieries Grand-Remous et Malartic de Domtar : - «La forêt appartient aux Québécois et son utilisation doit, d'abord et avant tout, servir les régions, les communautés et les travailleurs.»

C'est en ces termes que le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Claude Béchard, a tenu à préciser le contexte de la récente révocation des contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) rattachés aux scieries de Domtar, situées à Grand-Remous et à Malartic afin, d’après M. Béchard : « de mettre un frein à l’incertitude qui règne au sein de la population de la région ». Le hic, c’est que la compagnie Conifex Inc. qui devait se porter acquéreur de ces deux scieries a fait parvenir un avis à Domtar l’informant de la résiliation de l’entente d’achat, conséquence de l’annonce de M. Béchard.

»Voir le communiqué de Domtar

»Voir le communiqué du Ministre Béchard



La nouvelle politique concernant la signature des passeports est en vigueur

La nouvelle politique sur les répondants pour les requérants de passeports canadiens est entrée en vigueur le 1er octobre 2007. Ce changement permet maintenant à la majorité des titulaires de passeport canadien de servir de répondants.

Jusqu’à ce jour, il fallait absolument être issu d'une profession libérale ou être un élu pour agir à titre de répondant.

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Répertoire illustré des traitements sylvicoles en forêt boréale

Le Centre technologique des résidus industriels (CTRI) offre gracieusement sur son site Internet le Répertoire illustré des traitements sylvicoles en forêt boréale. Ce guide visuel est un document principalement composé de photos de différents traitements sylvicoles prises à 0,5 et 15 ans après la réalisation des travaux. Il sert de guide aux trappeurs cris et aux autres utilisateurs de la forêt boréale pour différencier entre eux les travaux forestiers dans l’espace et dans le temps. Le répertoire illustré permet également de mettre en évidence l’effet des travaux forestiers sur la forêt boréale. Il aide à la décision, à la visualisation et à la compréhension des divers aménagements sylvicoles et de leurs effets en forêt boréale. (Disponible en anglais également)

»Télécharger le document (pdf)



Publication des amendes imposées aux contrevenants à la Loi sur les forêts - 1ère parution 2007

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune a publié les noms des individus et des entreprises ayant agi en violation de la Loi sur les forêts ou de ses règlements afférents, notamment le Règlement sur les normes d'intervention dans les forêts du domaine de l'État.

»Voir le tableau des contrevenants à la Loi sur les forêts (pdf)




Distinction entre la forêt boréale et la forêt publique sous aménagement

Cette nouvelle fiche thématique, publiée le 14 septembre dernier par le Bureau du Forestier en chef, fait le point sur la nature des activités industrielles, en matière d’aménagement forestier, qu’on pratique dans la forêt boréale du Québec. On peut y lire que le Forestier en chef du Québec, M. Pierre Levac, ing.f., conclut qu’on ne peut prétendre à la surexploitation des forêts du domaine de l’État et encore moins de la forêt boréale car les baisses de possibilité forestière ont été attribuées à plusieurs facteurs, dont la diminution de la superficie destinée à la production forestière.

»Voir la fiche (pdf)



Les pluies acides n’ont jamais cessé

(Lise Tremblay, L’Express): Il n'y avait pas que Michael Jackson à la mode dans les années 1980. Les pluies acides faisaient aussi couler beaucoup d'encre. Autrefois hypermédiatisé, ce phénomène est aujourd'hui relégué aux oubliettes et, pourtant, la pluie qui tombe au Centre-du-Québec continue d'être trop acide, aux yeux de Roch Ouimet, ingénieur forestier et chercheur en pédologie et nutrition des forêts pour le ministère des Resources naturelles et de la Faune.

Alors que les Québécois cogitent des solutions pour enrayer les cyanobactéries (algues bleues) et qu'ils affinent leurs connaissances en matière de développement durable, les précipitations acides continuent de faire des ravages, surtout du côté des forêts.

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L'eucalyptus du Brésil, roi de la pâte à papier

(Radio-Canada) L'hécatombe se poursuit dans le secteur des pâtes et papier au Québec. Les emplois disparaissent à cause de la force du dollar canadien, mais aussi de la concurrence d'un arbre: l'eucalyptus.
Toutes les nouvelles usines de papier utilisent désormais cette matière première. Un des plus grands arbres au monde avec le séquoia, l'eucalyptus pousse dix fois plus vite que l'épinette.

Au Brésil, on voit se développer des plantations industrielles de cet arbre indigène en Australie et en Tasmanie, ce qui n'est pas sans poser des problèmes environnementaux et sociaux.

»Voir le reportage (lien au bas de la page)


Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois

Le Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois, présidé par le recteur de l’Université Laval, l’ingénieur forestier Denis Brière, se tiendra les 10, 11 et 12 décembre, à l’Hôtel Loews Le Concorde de Québec.

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62e Congrès et Salon forestier 2007 : Les 18 et 19 octobre prochain, c’est sous le thème Forêt de culture, forêt de ressources, que se tiendra le 62e Congrès annuel de l’Association forestière des Cantons-de-l’Est, à l’Hôtel Le Victorin de Victoriaville. Cet événement s’adresse aux professionels de la forêt, aux propriétaires de lots boisés, aux industriels de la 1ère, 2e et 3e transformation et à toutes les personnes concernées par la ressource forestière.

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Le 64e congrès annuel de l'AFAT se déroulera à Amos, les 9 et 10 novembre 2007

Ce qui marque l’actualité forestière, c’est encore et toujours la crise forestière. Eh oui! On en a marre de vivre avec elle, mais on n’est pas capable de vivre sans elle ! Qui voudrait venir à un rassemblement dont le thème est la crise forestière, alors qu’on a tous les deux pieds dedans au quotidien? Mais voyons, tout le monde !

La seule chose qui reste à faire, c’est d’en rire. De toute façon, on a essayé la voix douce, la voix insistante, puis la voix méchante suivie de près par la voix suppliante. C’est peut-être finalement avec l’humour qu’on se fera entendre. Cette année, l’AFAT invite la communauté forestière à prendre un bon bol d’air frais à Amos, le 10 novembre. Il y aura toute une gang de forestiers comiques et cyniques. Ne faut-il pas être un peu comique pour ne pas s’en aller travailler dans les mines par les temps qui courent? On traitera de choses sérieuses, mais jamais sérieusement. On rira de tout le monde, de nous surtout. Au sortir du congrès, derrière les derniers confettis, tous les participants auront mal au ventre d’avoir tant ri. Lundi matin, au moins, ils sauront pourquoi ils sont encore là, à essayer de se démerder.

Ce sera le premier congrès du genre. Parfois, il est nécessaire de changer les traditions. Bienvenue à tous les forestiers et à leurs amis.

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