Le Carrefour de la recherche forestière 2007 : Plus grand que nature !
On nous promettait un événement monstre, au Centre des congrès de Québec, les 19 et 20 septembre dernier et le pari a été tenu par les organisateurs de l’édition 2007 du Carrefour de la recherche forestière. Mais deux jours seulement, ce n’est pas assez ! Il y avait tellement à voir et à apprendre. C’est au contact de tous ces passionnés de recherche portant sur la forêt et toutes ses autres ressources que le thème du Carrefour 2007 a pris tout son sens. Effectivement, la connaissance éloigne les préjugés. Je profite de l’occasion pour saluer et féliciter tous les acteurs qui ont fait de cet événement un succès. J’ai une pensée particulière pour notre confrère, l’ingénieur forestier Stephan Mercier, qui a été le maître-d’œuvre de cette 7e édition et de sa collègue Marie Dusseault qui fait preuve d’une grande efficacité. Bravo !
Le colloque de l’Ordre sur les changements climatiques s’est tenu parallèlement au Carrefour, le 20 septembre en après-midi. Je peux me permettre de dire que la salle était bondée pour cet événement (les mauvaises langues diront que la salle était trop petite !). Chose certaine, les conférenciers invités ont fait un travail admirable afin de démontrer le potentiel et les défis des changements climatiques pour les forestiers.
En soirée, l’Ordre tenait son traditionnel Banquet du président. Près de 160 personnes ont pris part à l’événement. Le président de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f., en a profité pour lancer un message aux ingénieurs forestiers et leur faire part de ses engagements. La soirée s’est poursuivie avec la remise des distinctions de l’Ordre et en finale, la magistrale conférence du biologiste Jean Lemire qui nous a fait vivre, le temps de quelques heures, le rythme de l’hiver antarctique, à bord du Sedna IV.
Il me fait plaisir de vous présenter dans cette édition
du Fil en aiguille, le déroulement de cette journée
de l’Ordre dans le cadre du Carrefour de la recherche.
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François-Hugues Bernier, ing. f. . |
Directeur des communications
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Le potentiel et les défis des changements climatiques pour les forestiers.
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Photo : François-Hugues Bernier / OIFQ |
De nombreux ingénieurs forestiers ont assisté au colloque conjoint de l’Ordre portant sur les changements climatiques. Suite au mot de bienvenue d’usage du président de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, c’est l’ingénieur forestier Jean-François Côté qui s’est chargé de l’animation du colloque et, d’entrée de jeu, de faire une mise en contexte du dossier des changements climatiques et leurs impacts sur les forêts, afin de permettre aux conférenciers suivants d’aller dans le vif de leur sujet. M. Côté s’est également
interrogé sur le rôle que les professionnels
compétents de la foresterie peuvent jouer dans ce contexte
d’incertitude lié aux changements du cadre climatique
de référence.
»Voir la présentation de M. Côté
(.pdf 1,9mb) |
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En remplacement de Robin Duchesneau, c’est son collègue M. Stephen Yamasaki de l’IQAFF, qui s’est chargé de faire la présentation portant sur l’impact des changements climatiques sur la productivité forestière. La présentation de M. Yamasaki portait sur un cas concret d’intégration de scénarios de changements climatiques dans un calcul de possibilité et de production d’un plan d’aménagement forestier pour la Millar Western Forest Products, en Alberta. M. Yamasaki a présenté quelques concepts, des modèles de prédiction et les résultats du projet. »Voir la présentation de M. Yamasaki(.pdf 924kb) |
Photo : François-Hugues Bernier / OIFQ |
Pour sa deuxième conférence,
intitulée : Modélisation de l’impact des
changements climatiques à l’échelle du paysage,
M. Yamasaki a présenté certaines approches de modélisation
des changements climatiques, des outils et le rôle de la modélisation.
Pour appuyer son propos, M. Yamasaki a présenté un
autre cas concret d’une aire d’étude en Alberta.
Ses travaux ont permis d’évaluer certains impacts des
changements climatiques dont une conversion de 3% du territoire
d’étude en superficie non-forestière, une augmentation
du double du nombre de jours à haut risque de feu, accompagnée
d’une augmentation de la superficie brûlée de
11%, un nombre d’échecs d’établissement
en hausse de 38% et enfin, une diminution de 13% du volume récolté
et ce, malgré une hausse de 8% du nombre de m3/ha.
Pour M. Yamasaki, il y a deux raisons pour lesquelles il est important
de prédire les effets des changements climatiques. D’abord,
pour nous permettre de se préparer adéquatement aux
changements et, ensuite, pour nous inciter à agir sur nos
pratiques.
»Voir la présentation de M. Yamasaki (.pdf 1,1mb)
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Photo : François-Hugues Bernier / OIFQ |
Le chercheur au Service canadien des forêts, l’ingénieur forestier Pierre Bernier, a enchaîné avec sa présentation : Le potentiel et les défis des changements climatiques pour les forestiers. D’après M. Bernier, les changements climatiques augmentent l’incertitude sur le futur de la forêt. Ces incertitudes portent sur la croissance, les perturbations et la régénération. C’est pourquoi les changements climatiques nous forcent à penser et, bien entendu, à nous adapter. »Voir la présentation de M. Bernier (.pdf 3mb) »Écouter
l’entrevue de M. Bernier à La semaine verte
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| Le dernier conférencier de la journée était M. Sylvain Labbé, ing.f., directeur général du Quebec Wood Export (Q-Web), organisme de promotion des produits du bois québécois. C’est sous le thème accrocheur, le bois pour sauver la planète, que M. Labbé a livré un plaidoyer bien senti en faveur de l’utilisation des produits du bois pour différentes applications et en ventant les vertus environnementales de son utilisation versus les autres produits de commodité, tels le ciment et l’acier. »Voir la présentation de M. Labbé (.pdf 8,3mb) |
Photo : François-Hugues Bernier / OIFQ |
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Photo : François-Hugues Bernier / OIFQ Merci à notre animateur M. Jean-François Côté, ing,f., et nos conférenciers MM. Stephen Yamasaki, Pierre Bernier, ing.f., et Sylvain Labbé, ing.f.
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Banquet du président
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Photo : Jean-Guy Faucher / MRNF |
En soirée, le président de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f., a accueilli près de 160 convives à son banquet annuel, qui se tenait au Centre des Congrès de Québec. M. Labrecque tenait à profiter du moment pour lancer un message aux ingénieurs forestiers du Québec et aux instances politiques, en vue de la tenue prochaine du Sommet sur l’avenir du secteur forestier.
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« Le mode actuel de gestion n’arrive plus à prévoir et décrire toutes les situations et exigences liées à la gestion intégrée des ressources, à la spécificité des écosystèmes ou encore aux exigences des marchés mondiaux.
Le mode actuel de gestion est d’une lourdeur administrative extrême en dupliquant inutilement les procédures et les contrôles des moyens au lieu de mettre l’emphase sur le contrôle de l’atteinte des résultats.Il agit aussi comme une entrave à l’innovation puisqu’il réduit considérablement la marge de manœuvre et la créativité de l’ingénieur forestier.
On évoque souvent l’image de l’ingénieur forestier travaillant pour l’industrie agissant comme un commis administratif, remplissant ses formulaires en suivant des livres de recettes déjà concoctées et réduit à apposer sa signature sur des documents dénués d’une véritable réflexion professionnelle.
Et on entend aussi l’autre image, celle de l’ingénieur forestier travaillant pour le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune agissant comme un commis comptable révisant la masse de formulaires que son collègue lui a soumis, refaisant une partie du chemin d’analyse de son collègue et lui aussi contraint à signer ses propres formulaires.
Ces deux solitudes malheureusement existent et sont loin d’être des cas d’exceptions. En terme d’efficience, de synergie, d’émulation professionnelle et de recherche de solutions optimales, vous en conviendrez, on pourrait faire beaucoup mieux.
Vous savez, j’ai l’intime conviction que l’ingénieur forestier a été peu à peu dépossédé de sa pratique professionnelle au bénéfice d’un régime qui s’est maintenu en se complexifiant. vingt ans plus tard, on se demande pourquoi la frustration est LE sentiment dominant chez nos confrères et nos consoeurs. On se demande pourquoi les inscriptions à l’Université Laval atteignent des niveaux alarmants. »
»Voir le texte intégral de l’allocution (.pdf 44kb)
Suite à son allocution, le président de l’Ordre a invité le sous-ministre au Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, M. Normand Bergeron, à prendre la parole. M. Bergeron s’est attardé au rôle que devra jouer les ingénieurs forestiers dans le contexte des changements climatiques.
Distinctions de l’Ordre 2007
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Photo : Jean-Guy Faucher / MRNF |
«
Médaille de l’Ordre » »Voir le texte d’hommage (.pdf 24kb)
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Photo : Jean-Guy Faucher / MRNF « Ingénieur
forestier de l’année » Cette année, le choix du Bureau de l’Ordre s’est arrêté sur trois candidats qui ont formé une belle équipe, soit messieurs Jean-Sylvain Lebel, ing.f., Charles Tardif, ing.f., et Michel Vincent, ing.f., M.Sc. La candidature de ces ingénieurs forestiers au titre d’« Ingénieur forestier de l’année » a été retenue afin de souligner leur apport exceptionnel à la résolution du conflit du bois d’œuvre avec les Américains. »Voir le texte d’hommage (.pdf 24kb)
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Mission
Antarctique : La conférence Nous désirons remercier chaudement la compagnie Domtar de s’être associée à l’Ordre pour la présentation de cette conférence.
Photo : Jean-Guy Faucher / MRNF Pans l’ordre habituel : M. Sylvain Lemay, ing.f., Domtar, M. Pierre Labrecque, ing.f., OIFQ, M. Jean Lemire, biologiste et M. François-Hugues Bernier, ing.f., OIFQ.
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Assujettissement des ordres professionnels à la Loi sur l’accès :
La Loi modifiant la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels et d’autres dispositions législatives (L.Q. 2006, c.22), sanctionnée le 14 juin 2006, a pour effet d’assujettir à partir du 14 septembre 2007, l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, à l’instar de tous les ordres professionnels, à la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (L.R.Q. c. A- :1; ci-après : Loi sur l’accès) ainsi qu’à la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (L.R.Q. C.P.-39.1; ci-après : Loi sur le secteur privé).
Jusqu’ici, les ordres professionnels échappaient à tout régime général d’accès, seules les dispositions du Code civil du Québec trouvaient application, ce qui constituait une situation singulière pour ces personnes morales de droit public.
Dorénavant, la Loi crée un régime hybride à l’égard des ordres professionnels qui sont soumis tant à la Loi sur l’accès qu’à la Loi dans le secteur privé, selon la nature du document ou du renseignement recherché.
»En savoir plus (.pdf 32kb)
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Ariane Imreh, avocate |
Procureure du syndic et avocate de l'Ordre
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Intégration de la console Racine :
La console Racine, ce logiciel de gestion de base de données développé exclusivement pour l’OIFQ a été mis en fonction le 24 septembre dernier. Ce logiciel comporte une foule d’applications notamment pour la gestion de la cotisation des membres, l’inspection, la gestion d’activités et bien d’autres. Le logiciel permettra également l’établissement progressif de services en ligne pour les membres.
Colloque sur la pratique en forêt privée :
Le directeur de la formation continue, M. Jacques Moisan, ing.f., et le directeur des communications et de la foresterie, M. François-Hugues Bernier, ing.f., ont rencontré des ingénieurs forestiers qui oeuvrent en forêt privée le 18 septembre dernier. L’objectif de la rencontre était d’échanger sur un projet de colloque s’adressant aux ingénieurs forestiers oeuvrant dans le milieu de la forêt privée. Forts du résultat des discussions de la rencontre, MM. Moisan et Bernier développeront un concept et une thématique pour cet événement. Une date n’a pas encore été retenue. Merci aux participants à la rencontre : MM. Daniel Bélanger, ing.f., SER de la Neigette, Daniel St-Hilaire, ing.f., SNGFC, Patrick Lupien, ing.f., SPBM, André Gélinas, ing.,f., AMVFPQ et Dominic Aubé, ing,f,. MRC de la Jacques-Cartier.
Agenda du président de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f
| 10 septembre 2007 | Rencontre de travail Chantier GPO/R – Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois |
| 11 septembre 2007 | Appel conférence du Comité administratif |
| 13 septembre 2007 | Rencontre de travail Comité de Coordination et de Contenu et Comité Directeur du Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois |
| 18 septembre 2007 | Rencontre de travail Chantier Gouvernance – Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois |
| 19 septembre 2007 | Carrefour de la recherche forestière du Québec |
| 20 septembre 2007 | Carrefour de la recherche forestière du Québec – Colloque sur le potentiel et les défis des changements climatiques pour les forestiers + Banquet du président |

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Journée forestière 2007 en Mauricie
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Photo : Simon Fortier, ing.f. Le dimanche 17 septembre dernier se déroulait la journée forestière, au parc Melville, à Shawinigan. Organisé par le Syndicat des producteurs de bois de la Mauricie, cette journée a permis à des centaines de personnes de prendre contact avec le monde forestier de la région. L’Ordre y était avec son kiosque. C’est l’ingénieure forestière, Amélie Normand de l’Association forestière de la Vallée du St-Maurice qui a animé le kiosque de l’Ordre durant la journée. L’Ordre désire remercier Amélie ainsi que Simon Fortier, ing.f., qui a souffert de l’absence de sa collègue de travail à son kiosque et Josée Bussières, ing.f., sans qui l’Ordre n’aurait pu être présent à cet événement.
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L’Ordre y était
L’Ordre avait son kiosque au Carrefour de la recherche forestière, les 19 et 20 septembre dernier. Des centaines de personnes ont défilé au kiosque pour obtenir de l’information sur la profession, dont la majorité était des étudiants. Merci à toute l’équipe du siège social qui s’est relayée pour animer le kiosque, ainsi qu’à MM. René Doucet, ing.f., et Denis Villeneuve, ing.f., qui ont également participé à l’animation du kiosque.
Manuel de foresterie – Édition 2008
La deuxième édition du Manuel de foresterie, dont le lancement est prévu en 2008, comprendra 39 chapitres, comparativement à 32 pour la première édition. Les chapitres GPS et Topométrie seront fusionnés, de même que les chapitres Opérations forestières et Transport du bois. Il y aura donc neuf nouveaux chapitres. De plus, la section sur le bois et ses usages sera complètement restructurée. Dix chapitres feront l’objet d’une révision en profondeur. Les chapitres restants conserveront sensiblement la même structure, mais leur contenu sera mis à jour pour tenir compte de l’évolution des connaissances depuis la parution de la première édition. Le contenu du Manuel sera ainsi renouvelé à environ 40 %; il devrait compter 1800 pages, en regard de1500 pour la première édition.
»Voir le tableau de la structure du Manuel 2008 (.pdf 1,4mb)
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Le temps de se rendre au Sommet
Le Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois se tiendra à Québec à la mi-décembre plutôt qu’à Montréal à la mi-novembre. Un regard en plus haute altitude permettra peut-être de clarifier la vision d’ensemble afin d’apporter des solutions durables aux problèmes qui affectent le secteur. Voyons ensemble pourquoi il est si important d’entreprendre et de réussir l’escalade.
Pourquoi un Sommet?
Le Sommet a été annoncé, il y a maintenant
un an. Plusieurs partenaires avaient sollicité l’Université
Laval afin qu’elle organise l’événement.
Une structure relativement légère s’est
ensuite mise en place afin de préparer le Sommet. Elle
permet d’associer un grand nombre d’organisations
qui contribuent à en enrichir le contenu.
Le Sommet se voulait une réaction à la crise et une occasion de mettre en œuvre des stratégies pour assurer l’avenir de la foresterie au Québec. Depuis l’année dernière, l’intensité de la crise ne s’est pas atténuée. La situation est devenue tellement critique qu’il est souvent difficile de s’extraire du quotidien. Elle menace la viabilité de l’industrie forestière, les emplois du secteur et la pérennité des communautés. La pertinence de favoriser la concertation entre les différents acteurs ne s’est jamais démentie.
»Voir la suite du texte (.pdf 20kb)
Jocelyn Lessard, ing.f.
Fédération québécoise
des coopératives forestières
La désinformation de Greenpeace
(À Brigitte Breton) — J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre éditorial du 22 août intitulé «Des arbres et des hommes». J'y ai vu un appel à la raison et à la recherche d'un juste équilibre entre la protection intégrale de la forêt et son utilisation judicieuse par l'homme pour construire sa maison, faire ses meubles, écrire sa pensée...
Comme forestier (ing.f.), j'ai travaillé à faire évoluer nos manières de faire en forêt depuis plus de 35 ans. C'est incroyable de voir l'évolution parcourue et j'en suis très fier. Or, quand je vois des organismes comme Greenpeace faire une campagne internationale de dénigrement de nos pratiques forestières québécoises en faisant preuve d'autant de mauvaise foi, j'en suis tout retourné.
Ça prend du culot pour présenter aux pages 28-29 de leur rapport intitulé Destruction en chaîne l'exemple «type» de notre récolte de bois en forêt boréale. Aucun arbre vivant, aucune régénération au sol : la désolation totale, absolue, même un lièvre n'y survivrait pas.
Or, si vous prenez le temps de regarder les photos de près, en couleur, vous constaterez, sur le pourtour des coupes ainsi que sur l'autre côté du lac, les traces évidentes (roussies) du passage d'un incendie forestier. Si vous regardez de plus près, vous verrez même que les tiges noires encore debout, sont dans les faits des arbres complètement calcinés.
Si ce n'est pas de la désinformation, c'est quoi? Si ce n'est pas tendancieux et malhonnête, c'est quoi? Au lieu de s'en servir pour ternir notre réputation (nos coupes ne ressemblent pas à ça), Greenpeace aurait dû féliciter la compagnie qui a fait l'effort de récupérer en priorité ce bois mort, altéré par le feu et donc, moins intéressant économiquement.
Greenpeace utilise la même tactique que l'Erreur boréale de Richard Desjardins qui présentait des territoires «dévastés» par un double scarifiage (labourage de la terre pour mélanger le sol minéral au sol organique) pour préparer le reboisement, comme une terre détruite où toute la régénération naturelle avait été écrasée par nos mastodontes forestiers lors de la récolte.
Ces photos choquent et révoltent les citoyens du Québec car ils les croient vraies. Ils demanderont aux gouvernements d'intervenir pour arrêter les coupes en forêt boréale. Regardez la carte à la page 12 de leur rapport: la forêt boréale, c'est tout le Québec.
Je préside actuellement les activités de la première grande scierie qui s'est installée sur la Côte-Nord en 1975, soit il y a 32 ans. La Côte-Nord n'avait été à ce moment que très peu exploitée et que pour du bois à pâte destiné au secteur des pâtes et papiers. Depuis ce temps, nous et les autres scieries n'avons que récolté de la forêt intacte (vierge) et nous prévoyons le faire encore pendant 30 à 40 ans avant de pouvoir revenir sur nos premiers territoires de coupe, qui seront alors prêts pour une seconde récolte.
Si le gouvernement décidait de céder au chantage de Greenpeace et de faire cesser la coupe dans les forêts vierges, toute l'industrie, sans exception, de toute la Côte-Nord devrait cesser ses opérations pour quelques décennies. Où est le bon sens?
Marc Gilbert, ing.f.
Président et chef de la direction Boisaco
inc.
»Voir l’éditorial de Brigitte Breton « Des forêts et des hommes »
Des remerciements d’Alain Castonguay !
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Photo: Le Monde forestier |
Le journaliste Alain Castonguay, rédacteur en chef du mensuel Le Monde forestier de juillet 1994 à mars 2007, redevient journaliste indépendant. En 2000, M. Castonguay a été lauréat de la distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière remise par l’OIFQ pour la qualité de son travail de couverture du secteur forestier. Il tient d’ailleurs à remercier sincèrement l’Ordre de même que tous les ingénieurs forestiers qui l’ont aidé à mieux comprendre les enjeux forestiers au fil des 13 dernières années. M. Castonguay entend continuer de s’intéresser
aux dossiers touchant la foresterie. Il devient d’ailleurs
chroniqueur pour la revue Le Couvert boréal,
publiée par l’Association forestière de
l’Abitibi-Témiscamingue. On peut le joindre en
lui écrivant au courriel castala@sympatico.ca
ou en lui téléphonant au (418) 522-7882. |
L'industrie forestière montre les dents
Le Conseil de l'industrie forestière du Québec pourrait poursuivre le gouvernement du Québec pour avoir diminué l'approvisionnement forestier. Le président du Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ), M. Guy Chevrette, a confirmé qu'une mise en demeure avait été expédiée au Premier ministre Jean Charest. « Nos avocats ont envoyé la mise en demeure et j'ai reçu l'accusé de réception du Solliciteur général », a-t-il déclaré lors de son passage en Haute-Côte-Nord dans la cadre d'une tournée des régions forestières du Québec (Radio-Canada).
Le ministre Lunn invite les Canadiens à célébrer la Semaine nationale de l'arbre et des forêts
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Le ministre des Ressources naturelles, Gary Lunn, a encouragé les Canadiennes et les Canadiens à participer aux célébrations de la Semaine nationale de l'arbre et des forêts (SNAF) de 2007. La SNAF a lieu du 23 au 29 septembre. C'est une occasion pour tous les Canadiens de réfléchir sur la beauté naturelle de nos forêts, sur la biodiversité qu'elles recèlent et sur les importants avantages économiques, sociaux et environnementaux qu'elles nous procurent. « Aujourd'hui, plus de 300 collectivités canadiennes sont tributaires du secteur forestier pour leur bien-être économique et social, a déclaré le ministre Lunn. La Semaine nationale de l'arbre et des forêts offre une occasion idéale pour tous les Canadiens d'apprécier la beauté et l'importance de nos magnifiques forêts. » |
Campagne Consommer du bois, c’est bon pour nos forêts !
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France Bois Forêt a décidé de lancer une campagne de communication sur les ondes de radio France et dans la Presse quotidienne pour sensibiliser l’opinion publique sur les bienfaits de la forêt et de la nécessité de consommer plus de bois. Du 10 septembre au 25 septembre et du 2 au 16 octobre, 3 clips abordent de manière concrète la responsabilité collective et la nécessité d’une démarche citoyenne à l’égard du bois et de la forêt. La filière forêt bois, rassemble les forestiers, l’industrie et le commerce du bois. Elle a pour mission de promouvoir la forêt française, sa gestion durable et la consommation du bois dans toutes ses dimensions. |
Année record pour la SOPFEU
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Cet été, il y a
eu 20 % plus de feux de forêt que les cinq dernières
années. La température chaude et humide a contribué
à faire grimper le nombre d’incendies. En 2007,
la SOPFEU a enregistré 845 incendies de forêt.
Ces feux ont ravagé quelque 278 000 hectares. Depuis
2002, l’organisme enregistre en moyenne 700 incendies
annuellement. L’extinction de ces incendies a coûté,
quant à elle, 60 000 M $. La province défraie
habituellement 20 000 M $ pour combattre les feux. Jusqu’à
présent, l’année 2007 est considérée
la septième plus destructrice en ce qui a trait aux feux
de forêt. |
Une journée pour valoriser la main-d'oeuvre et promouvoir les métiers de la forêt
Les étudiants de 3e, 4e, et 5e secondaire, ceux de l’éducation aux adultes et les intervenants en milieu scolaire sont invités à participer à la deuxième édition de la journée Viens vivre la forêt qui aura lieu le 25 septembre à l'École de foresterie et de technologie du bois de Duchesnay à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Les objectifs de la journée sont de valoriser la main-d’œuvre et de promouvoir les métiers du secteur forestier. La journée Viens vivre la forêt se tiendra également en Estrie, le 27 septembre, en Mauricie le 2 octobre et sur la Côte-Nord, le 4 octobre.
Tembec reçoit le prix Vents de changement 2007
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Le conseil d'administration du
FSC Canada a annoncé, le 10 septembre dernier, la sélection
de Tembec Inc. comme récipiendaire du prix Vents
de changement 2007. Ce prix reconnaît les contributions
exceptionnelles à la préservation de l'avenir
de nos forêts et de tous ceux qui en dépendent.
En 2001, Tembec Inc. est devenue la première entreprise
forestière d'envergure au Canada à entreprendre
des démarches pour l'obtention de la certification par
tierce partie selon les normes rigoureuses du FSC Canada, et
ce pour l'ensemble de ses opérations d'aménagement
forestier. A ce jour, Tembec a fait certifier au delà
de 90 % des forêts qu'elle gère selon les normes
FSC et a joué un rôle critique dans la transformation
du marché des produits du bois certifiés FSC. |
Nouvelle parution: Le développement touristique, une vision environnementale
Dictionnaire mondial des arbres – campagne de financement
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La compilation des données pour la publication du deuxième volume du Dictionnaire des arbres est bien avancée et l’équipe du professeur Grandtner commence la préparation du manuscrit en vue de son impression. À terme, ce deuxième volume contiendra au moins 15 000 taxons. La compilation de chacun occasionne des frais de 25 $. Nous invitons les ingénieurs forestiers de nouveau à nous aider à faire un autre pas vers la réalisation de cette œuvre unique dont le premier volume est en réimpression. Quelques-uns d’entre vous ont répondu à cette offre et je tiens à les remercier au nom du professeur Grandtner. »En
savoir plus et faire un don (.pdf12kb)
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FPInnovations, division Feric, vous invite à la 3e Conférence de génie forestier qui se tiendra du 1er au 4 octobre 2007 à Mont-Tremblant. Grâce à cet événement d’envergure internationale, vous aurez la chance de découvrir les plus récents développements en génie forestier de partout dans le monde, tout en profitant des spectaculaires couleurs automnales de la région.
Organisée tous les quatre ans, cette rencontre est mise en place en collaboration avec le COFE, Council of Forest Engineering et l' IUFRO, Union internationale des instituts de recherches forestières. En savoir plus et s’inscrire
62e Congrès et Salon forestier 2007 : Les 18 et 19 octobre prochain, c’est sous le thème Forêt de culture, forêt de ressources, que se tiendra le 62e Congrès annuel de l’Association forestière des Cantons-de-l’Est, à l’Hôtel Le Victorin de Victoriaville. Cet événement s’adresse aux professionels de la forêt, aux propriétaires de lots boisés, aux industriels de la 1ère, 2e et 3e transformation et à toutes les personnes concernées par la ressource forestière.





















