18 avril 2008 | Année 3, numéro 7

Rapport de Greenpeace sur « les changements climatiques et la dégradation de la forêt boréale au Canada ».

Selon un nouveau rapport de Greenpeace, rendu public le 10 avril dernier, l'exploitation de la forêt boréale canadienne constituerait une « importante source d'émissions de gaz à effet de serre (GES) qui dégraderait les écosystèmes. »

L'étude, qui se veut une « revue exhaustive de littérature scientifique », selon Greepeace, a été réalisée par des chercheurs de l'Université de Toronto pour le compte du groupe environnemental. Elle révèle, dans les termes apocalyptiques qui ont toujours bien servis l’industrie de la protection de l’environnement, que si la situation se poursuit (exploitation de la forêt boréale), un phénomène de libération massive et rapide de GES dans l'atmosphère, communément appelé « bombe de carbone à retardement», pourrait être engendré.

Mais qu’en est-il exactement ? Afin d’y voir plus clair, l’ingénieur forestier Pierre Bernier, chercheur au Service canadien des forêts – Centre de foresterie des Laurentides, et membre du réseau universitaire Fluxnet-Canada, dédié à la mesure et à la modélisation des flux de carbone dans les écosystèmes forestiers, nous a  fait parvenir son commentaire sur ce dernier rapport de Greenpeace afin que nous puissions le partager avec vous. L’objectif étant d’avoir l’autre côté de la médaille sur l’exploitation de la forêt boréale et les flux de carbone. Notons que M. Bernier travaille actuellement en Italie.

»Voir le commentaire de Pierre Bernier, ing.f., Ph.D. (pdf)

»Voir le Rapport de Greepeace « Une forêt chauffée à blanc » (pdf)

François-Hugues Bernier, ing. f. .

Directeur des communications
et de la foresterie

francois.bernier@oifq.com

 

Transfert de connaissances et secteur forestier : s'outiller pour agir

Le directeur de la formation continue et inspecteur de l’Ordre, M. Jacques Moisan, ing.f., M.Sc., a participé à un atelier sur le transfert de connaissances dans le secteur forestier, les 15 et 16 avril dernier, à Drummondville. Plus de 120 personnes concernées par le sujet ont pu exprimer leur vision et se concerter dans le but d’atteindre les objectifs suivants:

• formuler des recommandations au Conseil de la recherche forestière du Québec, organisme mandaté par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune pour mener une réflexion sur la concertation du transfert de connaissances dans le secteur forestier, et ce, dans le but de réaliser un plan d’action;

• identifier et partager les outils efficients pour effectuer le transfert de connaissances à partir du chercheur jusqu’à l’utilisateur, afin de s’assurer de l’intégration de ces connaissances.

Rejoint au téléphone, Stéphan Mercier, ing.f., un des organisateurs de l’événement, nous informait que l’atelier a véritablement permis d’atteindre le premier objectif, tandis que le deuxième objectif n’aurait été atteint que partiellement.


Colloque sur la nouvelle Loi 86

L’avocate de l’Ordre, Mme Ariane Imreh, et la secrétaire de l’Ordre, Mme Suzanne Bareil, ing.f., ont participé le 14 avril dernier, à Québec, à un colloque sur la Loi 86 et les nouvelles règles en matière d’accès à l’information et la protection des renseignements personnels dans les organismes publics. Notons que les ordres professionnels sont assujettis à cette Loi depuis septembre 2007.


AGA et souper-conférence de la section régionale Mauricie – Centre-du-Québec de l’Ordre

La section régionale Mauricie – Centre-du-Québec de l’Ordre a tenu son assemblée générale annuelle 2007-2008, le 7 avril dernier, à Shawinigan. Un peu plus d’une trentaine d’ingénieurs forestiers attentifs et intéressés ont participé à cette activité. Le président-directeur général de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f., était présent et a présenté les principaux éléments du mémoire de l’Ordre déposé dans le cadre de la consultation publique sur le Livre vert. Ce fut l’occasion d’informer les membres sur les affaires courantes de l’Ordre et de présenter les activités à venir.

« Les logiciels Spatial Woodstock et Stanley … pour les nuls »

La section régionale de l’OIFQ a profité de l’événement pour organiser un souper-conférence. M. Gaétan Laberge, ing.f., était invité à faire un survol des applications du logiciel Spatial Woodstock, l’outil de simulation à la base des prochains calculs de la possibilité forestière (CPF). Sa présentation, fort intéressante, a permis aux participants de se faire une idée du mode de fonctionnement de ce logiciel. En seconde partie, M. Laberge a présenté le logiciel Stanley, également développé par la compagnie Remsoft inc. Ce logiciel permet d’appliquer des contraintes spatiales au résultat optimisé du CPF obtenu avec Spatial Woodstock et ainsi proposer plusieurs solutions d’application parmi lesquelles l’aménagiste aura à choisir. Le conférencier a conclu en mentionnant la grande flexibilité de ces logiciels (dit « ouverts »), utilisables dans plusieurs autres disciplines où une optimisation des procédés est avantageuse, ainsi que les nombreux avantages par rapport au logiciel Sylva II, utilisé lors des CPF précédents.
»Voir la présentation de M. Laberge (power point)


Assemblée générale annuelle de la section régionale de Québec de l’Ordre

La présidente de la section régionale de Québec de l’OIFQ, Mme Chantal Malenfant, ing.f., vous invite à l’assemblée générale annuelle 2007-2008 de la section régionale de Québec de l’Ordre, le mercredi 28 mai 2008, à 17h00, au Restaurant le Bifthèque de Québec. Le président-directeur général de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f., sera également présent afin de discuter du projet de séparation des postes de président et de directeur général de l’Ordre. Le PDG présentera les grandes lignes du mémoire de l’Ordre dans le cadre de la consultation sur le Livre vert et désire également recevoir les commentaires et opinions des membres de la section concernant ce dossier. Toutes autres affaires courantes de l’Ordre pourront également y être débattues. Le souper sera offert par la section, à l’exception des boissons alcoolisées.

Les participants doivent confirmer leur présence à francois.bernier@oifq.com


Sur la piste de la martre

(Jean Hamann) En suivant ce mustélidé à la trace, en raquettes et muni d’un système GPS, l’étudiant-chercheur Charles Vigeant-Langlois, ing.f., a largué quelques idées préconçues.

Contrairement à ce qu'avancent certains biologistes, la martre d’Amérique n’est pas inféodée aux vieilles forêts. C’est ce qu’a découvert Charles Vigeant-Langlois après avoir étudié pendant deux hivers les pistes laissées par ce mustélidé dans la neige fraîche de la forêt Montmorency. Le mémoire qu’il a rédigé sous la supervision d’André Desrochers et de Louis Bélanger, au Département des sciences du bois et de la forêt, apporte donc un nouvel éclairage sur le type d’aménagement forestier qu’il faut préconiser pour assurer la survie de cette espèce.

C’est en raquettes et muni d’un système GPS que l’étudiant-chercheur a sillonné le territoire de la forêt Montmorency, la forêt expérimentale de l’Université Laval située à 70 kilomètres au nord de Québec, à la recherche de pistes de martres. «Les empreintes laissées par les animaux ne sont pas nettes dans cette région parce que la neige est abondante et légère. Ça prend de la technique pour distinguer les espèces qui laissent des traces de la même dimension», précise-t-il. Même en raquettes, on s’y enfonce jusqu’aux genoux de sorte qu’il est loin d’être commode de s’aventurer là où circulent les martres, des animaux de la taille d’un chat. «J’ai perdu une quinzaine de livres chaque hiver», souligne l’ingénieur forestier.
»Voir la suite du texte (pdf)

Régénération naturelle dans les pessières à caribou

(Jeannot Lévesque) Le biologiste et chercheur Daniel Lord de l'Université du Québec à Chicoutimi et son collègue Jean-François Boucher ont profité du Forum de transfert sur la forêt boréale et son écologie pour faire état de l'avancement des recherches sur les pessières à caribou. La remise en production de ces 1,6 million d'hectares est devenue depuis quelques années un cheval de bataille pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les plantations expérimentales faites sur les différentes parcelles de ces zones aussi désignées comme des "dénudés secs" confirment qu'il y a un potentiel intéressant. Les sols recouverts d'éricacées (bleuets et autres espèces) ont sensiblement les mêmes propriétés physico-chimiques que celui des forêts d'épinettes noires fermées.

"À peu de choses près, ce sont des sols qui se ressemblent. On sait aujourd'hui qu'il y a un potentiel de croissance avec les résultats de nos plantations. Nous ne sommes toutefois pas en mesure de dire si cette croissance permettra d'atteindre les volumes de bois que nous retrouvons dans la forêt boréale mature puisque les semis sont encore trop jeunes et l'épinette noire a comme caractéristique de croître lentement au début pour connaître une croissance rapide un peu plus tard", résume le scientifique.
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Débat public-privé sur les forêts québécoises

(Hélène Baril, La Presse) Au Québec, 90% des forêts commercialement exploitables appartiennent à l'État. C'est lui qui fournit 80% du bois utilisé par l'industrie des pâtes et papiers, qui bénéficie de contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier, les CAAF.

Le Québec est une anomalie dans les pays développés, selon André Duchesne, ancien président de l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec et de l'Association des industries forestières du Québec. En savoir plus
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Prochaine stratégie sur la forêt du Canada

Lors de leur assemblée annuelle du 13 octobre 2006 à Yellowknife, les ministres des forêts de l’ensemble du Canada ont accepté de mener l’élaboration de la prochaine stratégie sur la forêt vu que l’actuelle Stratégie nationale sur la forêt arrivera à échéance en mai 2008. Or, l’ébauche de la prochaine stratégie sur la forêt du Canada : « Une vision pour les forêts du Canada : 2008 et au-delà », a été rendue publique le 1er avril dernier.

Le Conseil canadien des ministres des forêts (CCMF) invite la population à donner son opinion et à formuler des commentaires sur le projet de Vision en leur envoyant un courriel à l’adresse suivante : 2008strategy@ccfm.org. La date limite pour les commentaires est le 16 mai, 2008.
»Voir l’ébauche de la prochaine stratégie sur la forêt du Canada (pdf)


De quel bois est fait Québec ?

Pour trouver la réponse à cette question, Ressources naturelles Canada vous invite à participer à sa soirée de mini-conférences sur l’histoire forestière de la ville de Québec le 13 mai prochain, au Musée de la civilisation, à 19 h 00. Organisée dans le cadre du 400e anniversaire de la ville de Québec, cette activité a pour but de mieux faire connaître le rôle de la forêt dans le développement de la ville. Se succéderont au micro trois conférenciers réputés dans leurs domaines.

Professeur à l’Université Laval et membre du Centre d’études nordiques de l’Université Laval, M. Martin Lavoie brossera le portrait des multiples transformations qu’a connues la forêt au fil des millénaires et qui a mené à l’actuel paysage forestier de la région de Québec. Membre de la Société d’histoire forestière du Québec et doctorant finissant à l’Université du Québec à Trois-Rivières, M. Mario Marchand parlera de la forêt au 17e siècle et des relations entre les autochtones et les premiers arrivants. Chroniqueur radiophonique bien connu, M. Réjean Lemoine traitera spécifiquement du rôle de la foresterie dans le développement urbain de la ville de Québec.

Au cours de cette soirée, vous découvrirez à quel point la forêt a joué un rôle central dans le développement de la première colonie française établie en terre d’Amérique. C’est un rendez-vous à ne pas manquer.

Intéressé ? Appelez au 418-648-3524 pour réserver obligatoirement votre place.

L’inscription est gratuite. Activité grand public.


Colloque forestier 2008 de l’Association forestière de Lanaudière – « Une forêt partagée : l’avenir d’une région»

L’Association forestière de Lanaudière vous invite à son colloque 2008 sous le thème « Une forêt partagée : l’avenir d’une région». Durant deux jours, les 25 et 26 avril prochain, des sujets variés concernant l’harmonisation des usages seront abordés, ainsi que des exemples de réussites.

Cet événement, qui ouvre la programmation du Mois de l’arbre et des forêts, aura lieu au Manoir des Laurentides dans la municipalité de Saint-Donat.
Cet événement vise à rassembler les professionnels du milieu forestier, les différents utilisateurs de la forêt et les intervenants municipaux et régionaux, afin de les informer et de favoriser le contact inter-sectoriel. Un panel de discussion ouvert à tous portera sur les défis du partage du territoire. L’événement se terminera avec une visite sur le terrain, qui permettra d’observer des résultats concrets de l’harmonisation des usages sur le territoire forestier.

Inscrivez-vous sans tarder! Pour toute information, vous pouvez contacter madame Claudine Ethier, directrice générale de l’Association forestière de Lanaudière au (450) 883-0717 poste 27, ou au cethier@aflanaudiere.org . Veuillez noter que l’OIFQ reconnaît ce colloque comme activité de formation continue. Une attestation de participation sera émise à ceux qui en feront la demande.

»Consulter l'horaire du colloque (pdf)

»Remplir le formulaire d’inscription (pdf)


Colloque sur la conciliation des différentes approches de modélisation forestière dans une optique d'amélioration des outils d'aide à la décision à l'aménagement et des calculs de possibilité forestière.

Quand : 8 mai 2008
Où : Centre des Congrès de Québec

Ce colloque se tiendra dans le cadre du 76e congrès annuel de l'ACFAS et abordera la question de la conciliation des différentes approches de modélisation dans une optique d'amélioration des outils d'aide à la décision, à la fois pour l'aménagement forestier et pour les calculs de possibilité.
Il a pour objectifs de permettre aux aménagistes, aux gestionnaires et aux autres intervenants concernés par la modélisation forestière d'apprendre et d'échanger sur le thème général du colloque. Il vise également à fournir des réponses aux différentes questions que ces derniers se posent concernant la prévision à court terme des traitements sylvicoles, la prévision à long terme de la succession forestière ou des effets du changement climatique et sur les moyens d'améliorer les calculs de possibilité forestière.

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Ce colloque est organisé conjointement par Guy Larocque, ing.f., Ph.D., et chercheur à Ressources Naturelles Canada, Centre de Foresterie des Laurentides et Daniel Mailly, ing.f., Ph.D., et chercheur à la Direction de la recherche forestière, Ministère des Ressources naturelles et de la Faune.


Symposium nord-américain sur l’aménagement écosystémique de la forêt feuillue

Du 13 au 15 mai 2008 se tiendra à l’Université du Québec en Outaouais, à Gatineau, un Symposium nord-américain sur l’aménagement écosystémique de la forêt feuillue. Ce symposium intitulé « L’aménagement écosystémique de la forêt feuillue : son implantation dans un contexte de bouleversements économiques et environnementaux » est organisé par l’Institut Québécois d’Aménagement de la Forêt feuillue sous l’initiative de la Conférence régionale des Élus de l’Outaouais.

Les objectifs de ce Symposium sont d’établir une meilleure compréhension du concept d’aménagement écosystémique et, surtout, de ses implications pour la forêt feuillue, ainsi que d’explorer, avec le concours des chercheurs, des gestionnaires et des praticiens, les diverses modalités d’implantation de l’aménagement écosystémique pour la forêt feuillue.

»PROGRAMME COMPLET ET INSCRIPTION EN LIGNE


Du 28 au 29 mai prochain aura lieu à Sept-Îles, le premier colloque québécois sur les vieilles forêts boréales. C'est sous le thème "Les vieilles forêts boréales : leur place dans l'aménagement durable" que se déroulera cet événement.

Ce colloque a pour objectifs de permettre aux aménagistes, aux gestionnaires et aux autres intervenants concernés par l'aménagement durable des forêts, d'échanger sur le thème des vieilles forêts boréales, de diffuser les plus récents résultats de recherche dans ce domaine et de discuter des perceptions et des préoccupations régionales. Le colloque permettra d'examiner, entre autres, ce que sont les vieilles forêts, leur dynamique de développement, les perturbations qui les affectent, leur biodiversité ainsi que leur contribution au cycle du carbone.
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