Rapport de Greenpeace sur « les changements climatiques et la dégradation de la forêt boréale au Canada ».
Selon un nouveau rapport de Greenpeace, rendu public le 10 avril dernier, l'exploitation de la forêt boréale canadienne constituerait une « importante source d'émissions de gaz à effet de serre (GES) qui dégraderait les écosystèmes. »
L'étude, qui se veut une « revue exhaustive de littérature scientifique », selon Greepeace, a été réalisée par des chercheurs de l'Université de Toronto pour le compte du groupe environnemental. Elle révèle, dans les termes apocalyptiques qui ont toujours bien servis l’industrie de la protection de l’environnement, que si la situation se poursuit (exploitation de la forêt boréale), un phénomène de libération massive et rapide de GES dans l'atmosphère, communément appelé « bombe de carbone à retardement», pourrait être engendré.
Mais qu’en est-il exactement ? Afin d’y voir plus clair, l’ingénieur forestier Pierre Bernier, chercheur au Service canadien des forêts – Centre de foresterie des Laurentides, et membre du réseau universitaire Fluxnet-Canada, dédié à la mesure et à la modélisation des flux de carbone dans les écosystèmes forestiers, nous a fait parvenir son commentaire sur ce dernier rapport de Greenpeace afin que nous puissions le partager avec vous. L’objectif étant d’avoir l’autre côté de la médaille sur l’exploitation de la forêt boréale et les flux de carbone. Notons que M. Bernier travaille actuellement en Italie.
»Voir
le commentaire de Pierre Bernier, ing.f., Ph.D. (pdf)
»Voir
le Rapport de Greepeace « Une forêt chauffée
à blanc » (pdf)
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François-Hugues Bernier, ing. f. . |
Directeur des communications
|

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Transfert de connaissances et secteur forestier : s'outiller pour agir
Le directeur de la formation continue et inspecteur de l’Ordre, M. Jacques Moisan, ing.f., M.Sc., a participé à un atelier sur le transfert de connaissances dans le secteur forestier, les 15 et 16 avril dernier, à Drummondville. Plus de 120 personnes concernées par le sujet ont pu exprimer leur vision et se concerter dans le but d’atteindre les objectifs suivants:
• formuler des recommandations au Conseil de la recherche forestière du Québec, organisme mandaté par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune pour mener une réflexion sur la concertation du transfert de connaissances dans le secteur forestier, et ce, dans le but de réaliser un plan d’action;
• identifier et partager les outils efficients pour effectuer le transfert de connaissances à partir du chercheur jusqu’à l’utilisateur, afin de s’assurer de l’intégration de ces connaissances.
Rejoint au téléphone, Stéphan Mercier, ing.f., un des organisateurs de l’événement, nous informait que l’atelier a véritablement permis d’atteindre le premier objectif, tandis que le deuxième objectif n’aurait été atteint que partiellement.
Colloque sur la nouvelle Loi 86
L’avocate de l’Ordre, Mme Ariane Imreh, et la secrétaire de l’Ordre, Mme Suzanne Bareil, ing.f., ont participé le 14 avril dernier, à Québec, à un colloque sur la Loi 86 et les nouvelles règles en matière d’accès à l’information et la protection des renseignements personnels dans les organismes publics. Notons que les ordres professionnels sont assujettis à cette Loi depuis septembre 2007.
AGA et souper-conférence de la section régionale Mauricie – Centre-du-Québec de l’Ordre
La section régionale Mauricie – Centre-du-Québec de l’Ordre a tenu son assemblée générale annuelle 2007-2008, le 7 avril dernier, à Shawinigan. Un peu plus d’une trentaine d’ingénieurs forestiers attentifs et intéressés ont participé à cette activité. Le président-directeur général de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f., était présent et a présenté les principaux éléments du mémoire de l’Ordre déposé dans le cadre de la consultation publique sur le Livre vert. Ce fut l’occasion d’informer les membres sur les affaires courantes de l’Ordre et de présenter les activités à venir.
«
Les logiciels Spatial Woodstock et Stanley … pour les nuls
»
La section régionale
de l’OIFQ a profité de l’événement
pour organiser un souper-conférence. M. Gaétan Laberge,
ing.f., était invité à faire un survol des
applications du logiciel Spatial Woodstock, l’outil
de simulation à la base des prochains calculs de la possibilité
forestière (CPF). Sa présentation, fort intéressante,
a permis aux participants de se faire une idée du mode de
fonctionnement de ce logiciel. En seconde partie, M. Laberge a présenté
le logiciel Stanley, également développé
par la compagnie Remsoft inc. Ce logiciel permet d’appliquer
des contraintes spatiales au résultat optimisé du
CPF obtenu avec Spatial Woodstock et ainsi proposer plusieurs solutions
d’application parmi lesquelles l’aménagiste aura
à choisir. Le conférencier a conclu en mentionnant
la grande flexibilité de ces logiciels (dit « ouverts
»), utilisables dans plusieurs autres disciplines où
une optimisation des procédés est avantageuse, ainsi
que les nombreux avantages par rapport au logiciel Sylva II, utilisé
lors des CPF précédents.
»Voir
la présentation de M. Laberge (power
point)
Assemblée générale annuelle de la section régionale de Québec de l’Ordre
La présidente de la section régionale de Québec de l’OIFQ, Mme Chantal Malenfant, ing.f., vous invite à l’assemblée générale annuelle 2007-2008 de la section régionale de Québec de l’Ordre, le mercredi 28 mai 2008, à 17h00, au Restaurant le Bifthèque de Québec. Le président-directeur général de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f., sera également présent afin de discuter du projet de séparation des postes de président et de directeur général de l’Ordre. Le PDG présentera les grandes lignes du mémoire de l’Ordre dans le cadre de la consultation sur le Livre vert et désire également recevoir les commentaires et opinions des membres de la section concernant ce dossier. Toutes autres affaires courantes de l’Ordre pourront également y être débattues. Le souper sera offert par la section, à l’exception des boissons alcoolisées.
Les participants doivent confirmer leur présence à francois.bernier@oifq.com
Sur la piste de la martre
(Jean
Hamann) En suivant ce mustélidé à la trace,
en raquettes et muni d’un système GPS, l’étudiant-chercheur
Charles Vigeant-Langlois, ing.f., a largué quelques idées
préconçues.
Contrairement
à ce qu'avancent certains biologistes, la martre d’Amérique
n’est pas inféodée aux vieilles forêts.
C’est ce qu’a découvert Charles Vigeant-Langlois
après avoir étudié pendant deux hivers les
pistes laissées par ce mustélidé dans la neige
fraîche de la forêt Montmorency. Le mémoire qu’il
a rédigé sous la supervision d’André
Desrochers et de Louis Bélanger, au Département des
sciences du bois et de la forêt, apporte donc un nouvel éclairage
sur le type d’aménagement forestier qu’il faut
préconiser pour assurer la survie de cette espèce.
C’est en raquettes et muni d’un système GPS que
l’étudiant-chercheur a sillonné le territoire
de la forêt Montmorency, la forêt expérimentale
de l’Université Laval située à 70 kilomètres
au nord de Québec, à la recherche de pistes de martres.
«Les empreintes laissées par les animaux ne sont pas
nettes dans cette région parce que la neige est abondante
et légère. Ça prend de la technique pour distinguer
les espèces qui laissent des traces de la même dimension»,
précise-t-il. Même en raquettes, on s’y enfonce
jusqu’aux genoux de sorte qu’il est loin d’être
commode de s’aventurer là où circulent les martres,
des animaux de la taille d’un chat. «J’ai perdu
une quinzaine de livres chaque hiver», souligne l’ingénieur
forestier.
»Voir
la suite du texte (pdf)
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Régénération naturelle dans les pessières à caribou
(Jeannot
Lévesque) Le biologiste et chercheur Daniel Lord de l'Université
du Québec à Chicoutimi et son collègue Jean-François
Boucher ont profité du Forum de transfert sur la forêt
boréale et son écologie pour faire état de
l'avancement des recherches sur les pessières à caribou.
La remise en production de ces 1,6 million d'hectares est devenue
depuis quelques années un cheval de bataille pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Les plantations expérimentales faites sur les différentes parcelles de ces zones aussi désignées comme des "dénudés secs" confirment qu'il y a un potentiel intéressant. Les sols recouverts d'éricacées (bleuets et autres espèces) ont sensiblement les mêmes propriétés physico-chimiques que celui des forêts d'épinettes noires fermées.
"À peu de
choses près, ce sont des sols qui se ressemblent. On sait
aujourd'hui qu'il y a un potentiel de croissance avec les résultats
de nos plantations. Nous ne sommes toutefois pas en mesure de dire
si cette croissance permettra d'atteindre les volumes de bois que
nous retrouvons dans la forêt boréale mature puisque
les semis sont encore trop jeunes et l'épinette noire a comme
caractéristique de croître lentement au début
pour connaître une croissance rapide un peu plus tard",
résume le scientifique.
»En
savoir plus
Débat public-privé sur les forêts québécoises
(Hélène Baril, La Presse) Au Québec, 90% des
forêts commercialement exploitables appartiennent à
l'État. C'est lui qui fournit 80% du bois utilisé
par l'industrie des pâtes et papiers, qui bénéficie
de contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier,
les CAAF.
Le Québec est une anomalie
dans les pays développés, selon André Duchesne,
ancien président de l'Ordre des ingénieurs forestiers
du Québec et de l'Association des industries forestières
du Québec. En savoir plus
»En
savoir plus

Prochaine stratégie sur la forêt du Canada
Lors de leur assemblée annuelle du 13 octobre 2006 à Yellowknife, les ministres des forêts de l’ensemble du Canada ont accepté de mener l’élaboration de la prochaine stratégie sur la forêt vu que l’actuelle Stratégie nationale sur la forêt arrivera à échéance en mai 2008. Or, l’ébauche de la prochaine stratégie sur la forêt du Canada : « Une vision pour les forêts du Canada : 2008 et au-delà », a été rendue publique le 1er avril dernier.
Le Conseil canadien des ministres
des forêts (CCMF) invite la population à donner son
opinion et à formuler des commentaires sur le projet de Vision
en leur envoyant un courriel à l’adresse suivante :
2008strategy@ccfm.org. La date limite pour les commentaires est
le 16 mai, 2008.
»Voir
l’ébauche de la prochaine stratégie sur la forêt
du Canada (pdf)

De quel bois est fait Québec ?
Pour
trouver la réponse à cette question, Ressources naturelles
Canada vous invite à participer à sa soirée de
mini-conférences sur l’histoire forestière
de la ville de Québec le 13 mai prochain, au Musée
de la civilisation, à 19 h 00. Organisée dans le cadre
du 400e anniversaire de la ville de Québec, cette activité
a pour but de mieux faire connaître le rôle de la forêt
dans le développement de la ville. Se succéderont au
micro trois conférenciers réputés dans leurs
domaines.
Professeur à l’Université Laval et membre du Centre d’études nordiques de l’Université Laval, M. Martin Lavoie brossera le portrait des multiples transformations qu’a connues la forêt au fil des millénaires et qui a mené à l’actuel paysage forestier de la région de Québec. Membre de la Société d’histoire forestière du Québec et doctorant finissant à l’Université du Québec à Trois-Rivières, M. Mario Marchand parlera de la forêt au 17e siècle et des relations entre les autochtones et les premiers arrivants. Chroniqueur radiophonique bien connu, M. Réjean Lemoine traitera spécifiquement du rôle de la foresterie dans le développement urbain de la ville de Québec.
Au cours de cette soirée, vous découvrirez à quel point la forêt a joué un rôle central dans le développement de la première colonie française établie en terre d’Amérique. C’est un rendez-vous à ne pas manquer.
Intéressé ? Appelez au 418-648-3524 pour réserver obligatoirement votre place.
L’inscription est gratuite. Activité grand public.
Colloque forestier 2008 de l’Association forestière de Lanaudière – « Une forêt partagée : l’avenir d’une région»
L’Association
forestière de Lanaudière vous invite à son colloque
2008 sous le thème « Une forêt partagée
: l’avenir d’une région». Durant deux jours,
les 25 et 26 avril prochain, des sujets variés concernant l’harmonisation
des usages seront abordés, ainsi que des exemples de réussites.
Cet événement, qui ouvre
la programmation du Mois de l’arbre et des forêts, aura
lieu au Manoir des Laurentides dans la municipalité de Saint-Donat.
Cet événement vise à rassembler les professionnels
du milieu forestier, les différents utilisateurs de la forêt
et les intervenants municipaux et régionaux, afin de les informer
et de favoriser le contact inter-sectoriel. Un panel de discussion
ouvert à tous portera sur les défis du partage du territoire.
L’événement se terminera avec une visite sur le
terrain, qui permettra d’observer des résultats concrets
de l’harmonisation des usages sur le territoire forestier.
Inscrivez-vous sans tarder! Pour toute information, vous pouvez contacter madame Claudine Ethier, directrice générale de l’Association forestière de Lanaudière au (450) 883-0717 poste 27, ou au cethier@aflanaudiere.org . Veuillez noter que l’OIFQ reconnaît ce colloque comme activité de formation continue. Une attestation de participation sera émise à ceux qui en feront la demande.
»Consulter
l'horaire du colloque (pdf)
»Remplir
le formulaire d’inscription (pdf)
Colloque sur la conciliation des différentes approches de modélisation forestière dans une optique d'amélioration des outils d'aide à la décision à l'aménagement et des calculs de possibilité forestière.
Quand
: 8 mai 2008
Où : Centre des Congrès de Québec
Ce colloque se tiendra dans le cadre
du 76e congrès annuel de l'ACFAS et abordera la
question de la conciliation des différentes approches de modélisation
dans une optique d'amélioration des outils d'aide à
la décision, à la fois pour l'aménagement forestier
et pour les calculs de possibilité.
Il a pour objectifs de permettre aux aménagistes, aux gestionnaires
et aux autres intervenants concernés par la modélisation
forestière d'apprendre et d'échanger sur le thème
général du colloque. Il vise également à
fournir des réponses aux différentes questions que ces
derniers se posent concernant la prévision à court terme
des traitements sylvicoles, la prévision à long terme
de la succession forestière ou des effets du changement climatique
et sur les moyens d'améliorer les calculs de possibilité
forestière.
Ce colloque est organisé conjointement par Guy Larocque, ing.f., Ph.D., et chercheur à Ressources Naturelles Canada, Centre de Foresterie des Laurentides et Daniel Mailly, ing.f., Ph.D., et chercheur à la Direction de la recherche forestière, Ministère des Ressources naturelles et de la Faune.
Symposium nord-américain sur l’aménagement écosystémique de la forêt feuillue
Du 13 au 15 mai 2008 se tiendra à l’Université du Québec en Outaouais, à Gatineau, un Symposium nord-américain sur l’aménagement écosystémique de la forêt feuillue. Ce symposium intitulé « L’aménagement écosystémique de la forêt feuillue : son implantation dans un contexte de bouleversements économiques et environnementaux » est organisé par l’Institut Québécois d’Aménagement de la Forêt feuillue sous l’initiative de la Conférence régionale des Élus de l’Outaouais.
Les objectifs de ce Symposium sont d’établir une meilleure compréhension du concept d’aménagement écosystémique et, surtout, de ses implications pour la forêt feuillue, ainsi que d’explorer, avec le concours des chercheurs, des gestionnaires et des praticiens, les diverses modalités d’implantation de l’aménagement écosystémique pour la forêt feuillue.
»PROGRAMME COMPLET ET INSCRIPTION EN LIGNE
Du 28 au 29 mai prochain aura lieu à Sept-Îles, le premier colloque québécois sur les vieilles forêts boréales. C'est sous le thème "Les vieilles forêts boréales : leur place dans l'aménagement durable" que se déroulera cet événement.
Ce colloque a pour objectifs de permettre
aux aménagistes, aux gestionnaires et aux autres intervenants
concernés par l'aménagement durable des forêts,
d'échanger sur le thème des vieilles forêts boréales,
de diffuser les plus récents résultats de recherche
dans ce domaine et de discuter des perceptions et des préoccupations
régionales. Le colloque permettra d'examiner, entre autres,
ce que sont les vieilles forêts, leur dynamique de développement,
les perturbations qui les affectent, leur biodiversité ainsi
que leur contribution au cycle du carbone.
»En
savoir plus et s’inscrire





