3 octobre 2008 | Année 3, numéro 12

Congrès 2008 de l’Ordre

Les 17, 18 et 19 septembre dernier s’est déroulé le 87e congrès de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, au Manoir St-Castin du Lac-Beauport. Malgré les nombreux rappels par courriels qualifiés, à la blague, par certains de véritable harcèlement, 192 personnes ont assisté à l’événement. Que voulez-vous, le sujet me tenait à cœur et je voulais qu’un maximum de personnes puisse en profiter. Qu’à cela ne tienne, nous avons eu un bel événement fort intéressant.

Comme c’est maintenant la coutume, je désire par cette édition spéciale du Fil, vous faire vivre (ou revivre) en textes et en images les activités de ce congrès. De plus, je veux rendre hommage aux artisans qui ont fait en sorte que ce congrès soit une réussite. Je pense aux membres du comité organisateur de la section régionale de Québec, présidé par M. André Proulx, ing.f., aux employés de l’Ordre et bien sûr, aux partenaires financiers et aux exposants.

Donc, il me fait plaisir donc de vous présenter cette édition spéciale du « Fil en aiguille », congrès 2008 de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec.

 

François-Hugues Bernier, ing. f. .

Directeur des communications
et de la foresterie

francois.bernier@oifq.com

 

Ouverture du congrès – 17 septembre en soirée

Le président-directeur général de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f., a ouvert officiellement le 87e congrès annuel de l’Ordre devant une cinquantaine de convives, dont 35 étudiants de la Faculté de foresterie et de géomatique de l’Université Laval. Ces étudiants répondaient à l’appel du Comité Jeunesse de l’Ordre de participer au congrès et de rencontrer des ingénieurs forestiers d’expérience. Invitée à prendre la parole, la présidente du Comité Jeunesse, Mme Amélie Roberge, ing.f., a tenu à rappeler les objectifs du Comité Jeunesse. Les membres du Comité étudient la possibilité d’instaurer un juniorat ou un mentorat pour les ingénieurs forestiers nouvellement gradués. Mme Roberge a enchaîné en présentant certains résultats du sondage conduit auprès des jeunes ingénieurs forestiers, les questionnant sur les problématiques rencontrées de même que les côtés plus positifs de leurs premières années de pratique. Le résultat complet de ce sondage fera l’objet d’un article complet dans une parution ultérieure.

Un forestier passionné :

L’ingénieur forestier Charles Tardif, vice-président approvisionnement et développement des affaires chez Maibec, était l’invité du Comité Jeunesse afin de parler de son cheminement de carrière et de sa vision du monde de la forêt aux jeunes ingénieurs forestiers en devenir. M. Tardif a livré un témoignage empreint de passion pour son travail et la profession. M. Tardif s’est voulu rassurant pour les jeunes concernant l’avenir de la profession. Selon lui, malgré les difficultés qui frappent l’industrie actuellement, il y aura de belles opportunités de carrière au sein du domaine forestier dans les années à venir et les défis seront nombreux. Suite à l’allocution de M. Tardif, les participants à la soirée ont été invités à échanger entre-eux afin de créer des liens.


Jeudi 18 septembre

C’est le président-directeur général de l’Ordre, l’ingénieur forestier Pierre Labrecque, ing.f, qui a ouvert la journée conférences.

« Beaucoup d’images se sont succédées et des fleuves d’encre ont coulé depuis 1999, année de l’Erreur boréale. On peut dire d’une certaine façon, que ce document cinématographique a modifié, comme jamais auparavant, la perception que le grand public et les médias québécois avaient du secteur forestier, et, par ricochet, de l’ingénieur forestier.

Portés bien malgré nous sur la place publique, nos arguments et nos explications d’experts forestiers n’ont, de toute évidence, pas réussi à modifier cette perception à l’effet que la forêt n’était pas gérée de manière durable.
Si nous sommes persuadés que nos connaissances scientifiques et notre expertise professionnelle sont uniques pour relever les défis de la mise en valeur et de la conservation des ressources forestières,

Si nous croyons que nos pratiques forestières ont sans cesse évolué pour tendre résolument et concrètement vers un aménagement forestier durable de nos forêts,

Si nous savons que nous figurons parmi les nations les plus avancées en matière de certification environnementale de territoires forestiers,

Si nous sommes convaincus que le matériau bois est le matériau le plus environnemental en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre,

Si nous sommes persuadés des multiples bienfaits que procure notre travail à la société, comment se fait-il alors que nous soyons si mal perçus… que notre message ne passe pas?

De toute évidence, il y a quelque chose qui nous échappe!

Le congrès que nous vous proposons cette année aborde en toute franchise cette problématique. Le comité organisateur s’est complètement investi pour vous offrir une occasion unique de réfléchir sur les perceptions du public envers le secteur forestier mais surtout les ingénieurs forestiers.

Le programme a été élaboré afin de vous permettre d’entendre des spécialistes des communications vous parler des perceptions du public à l’égard de notre travail. Nous aurons, j’en suis sûr, des échanges intenses, directs et sans dentelle. Les conférenciers nous proposeront aussi des moyens pour faire face à ces perceptions négatives. Ils nous fourniront des outils simples et efficaces pour participer davantage au débat forestier québécois, autant autour de tables de travail locales, que lors de débats publics nationaux.

Personnellement, je souhaite que l’on saisisse cette occasion pour se regarder un peu dans le miroir. Non pas pour le simple plaisir de se dévaloriser mais plutôt pour voir le chemin parcouru, les erreurs commises et les bons coups aussi à notre actif.

Pour retrouver l’essence de ce qui nous anime comme ingénieur forestier mais surtout pour revoir et redéfinir notre pratique professionnelle dans le cadre très exigeant de la société québécoise et planétaire d’aujourd’hui.

Voilà près de 100 ans que les ingénieurs forestiers participent activement à l’évolution du secteur forestier au Québec. Toutes ces décennies ont été parsemées de choix de société, de crises de toute nature et de défis constants à relever. Aujourd’hui, nous relevons le défi de la confiance, de la crédibilité et de l’imputabilité professionnelle.

À l’aube d’un nouveau régime forestier, où nos attentes sont grandes face à une plus grande reconnaissance et une latitude professionnelles, le chantier de la communication s’ouvre pour tous les ingénieurs forestiers.

Un chantier que nous réaliserons ensemble, à tous les niveaux, pour faire les gestes et les changements nécessaires afin de redonner à la profession la place qu’elle mérite au sein de la société québécoise. »

Ensuite, ce fut au tour du président du Comité organisateur du congrès 2008, M. André Proulx, ing.f., de prendre la parole.

« Le Comité organisateur du 87e congrès annuel de l’Ordre a retenu le thème des communications afin d’amorcer un début de changement dans la perception qu’a le public de nos pratiques professionnelles. Et nous croyons que cette perception, nous en sommes en partie responsable. Il est de notre responsabilité de s’ouvrir aux gens et de leur expliquer ce que nous faisons et ce, quotidiennement et en toute humilité. Nous ne sommes pas les uniques professionnels artisans d’une gestion forestière durable. Toutefois nous sommes, ingénieurs forestiers, les incontournables spécialistes de la forêt sur lesquels repose la responsabilité de concilier et d’atteindre les consensus. Notre vocabulaire est aride et nos interventions complexes. Il est de notre devoir de nous rapprocher du public.

Deux options s’offrent aux ingénieurs forestiers. La première est de baisser les bras et de laisser aller. La seconde, et c’est le choix que nous faisons avec le thème de ce congrès, c’est de provoquer les changements. »

 

Conférences – 18 septembre en avant-midi

L’animation de la journée conférences était confiée à la journaliste au Téléjournal de Radio-Canada, Mme Anne Panasuk.

« Depuis que je suis au Téléjournal, soit depuis 2 ans, je dois couvrir le dossier de la forêt. Bien que je sois une utilisatrice de la forêt, je ne connaissais rien de l’industrie forestière. Cette affectation m’a valu le surnom de Miss Pitoune ! Mais il n’y a que moi qui aie le droit de le dire !

Vous savez que le public a d’énormes attentes envers les ingénieurs forestiers et aujourd’hui, votre Ordre professionnel fait preuve de beaucoup d’audace en invitant des conférenciers qui osent poser des questions, disons-le, un peu embarrassantes. Je vous invite donc à débattre de ces questions avec les conférenciers et entre vous. Si vous n’avez pas de questions, n’ayez craintes, j’en aurai afin de stimuler les débats! Je pense même me faire l’avocate du diable. »

 

L’ingénieur forestier a-t-il encore sa place ?

La première conférence en était une conjointe implicant deux ingénieurs forestier. Ils sont bien connus pour leur implication, pour leur verbe et également pour leurs opinions différentes. Par cette conférence, M. Christian Messier, ing.f., Ph.D., et M. Jean-François Côté, ing.f., M.Sc., ont voulu partager des analyses et des visions différentes de la forêt et du rôle des ingénieurs forestiers à partir de leurs expériences professionnelles distinctes, de susciter le débat dans l’auditoire (et ce fut le cas !) et d’interpeller l’Ordre et ses membres quant au rôle qu’ils doivent jouer au niveau des communications.
»Voir la présentation (pdf)

 

L’erreur est-elle boréale ?

Nicole Huybens est psychosociologue et détentrice d’une maîtrise en communication. Parallèlement à son travail de professeure à l’UQAC, elle réalise une thèse de doctorat sur les problématiques d’acceptabilité sociale en matière de gestion forestière. Par sa conférence, Mme Huybens a tenté d’expliquer pourquoi il y a une controverse socio-environnementale sur la forêt au Québec car comme l’arbre, cette controverse a des racines, des racines qui sont émotionnelles, symboliques et éthiques. Selon elle, l’erreur que commet les ingénieurs forestiers et les autres intervenants du domaine forestier est de continuer à vouloir diffuser des informations de type vrai/faux alors qu’une controverse socio-environnementale qui perdure (dont celle de la forêt) a des racines dans le bien/mal de la relation de l’homme à la nature et qu’il faut considérer les émotions humaines comme valides dans les prises de décisions.
»Voir la présentation (ppt)

 

Pour contrer la complexité de votre environnement, simplifiez le message!

Alain Castonguay est diplômé en communication et en journalisme. Il a couvert pendant plus de 10 ans le domaine forestier québécois au mensuel Le Monde forestier. Pour M. Castonguay, les ingénieurs forestiers doivent apprendre à simplifier leur message si ils veulent capter l'attention du public. Tous les décideurs forestiers doivent surtout rafraîchir leur discours et utiliser un langage plus transparent. Sinon, ils sont condamnés à disparaître comme toutes les espèces qui ne s'adaptent pas au changement de leur environnement. « Si vous avez une chose à retenir de ma présentation ce serait ceci : Si vous avez à transmettre un message, faites-le pour que ce soit compris de manière efficace, peu importe votre public. De plus, je rajouterai que Mme Huybens a bien raison lorsqu’elle dit qu’on ne peut pas évacuer les émotions de nos messages. »
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Dans l’ordre habituel : Jean-François Côté, ing.f., Christian Messier, ing.f., André Proulx, ing.f., Alain Castonguay et Nicole Huybens


Les relations avec les médias : une opportunité de visibilité

Richard Thibault est président de Richard Thibault Communications inc., entreprise qu’il fonda en 1994. Celle-ci repose, d’une part, sur le conseil en communication et, d’autre part, sur l’analyse et le positionnement stratégique des communications ainsi qu’en gestion de crise. Richard Thibault est l’auteur de Devenez champion dans vos communications et de Osez parler en public, publiés aux Éditions MultiMondes et de Comment gérer la prochaine crise, édité chez Transcontinental, dans la Collection Entreprendre. Cette conférence sur les relations avec les médias en tant qu’opportunité de visibilité avait pour but de mieux comprendre le contexte dans lequel les médias évoluent; d’apprécier leur utilité pour faire connaître notre organisation, ses défis et ses bons coups; d’apprendre à se servir pour informer le public sur nos initiatives de protection de l’environnement et sur la mise en œuvre de nos objectifs de développement durable.

Malheureusement, la présentation de M. Thibault n’était pas disponible pour diffusion.


Pour que le message passe !

Depuis 2006, M. Michel Damico se spécialise dans le coaching oratoire. Le coaching vient aider les gens à rendre leurs présentations encore plus efficaces, et ce, autant en français qu’en anglais. Sa conférence portait sur des trucs afin de mieux passer leurs messages lors de présentations devant des groupes ou en comité.
»Voir la présentation
(pdf)

 

 


Mot de la fin de la journée conférences de l’animatrice Mme Anne Panasuk

Chers convives, ce fut pour moi une journée très enrichissante et j’espère qu’elle l’a été pour vous également. À la lumière des conférences que nous avons entendues, je crois que les ingénieurs forestiers doivent communiquer davantage. Davantage dis-je, mais également autrement. Ils doivent le faire avec les émotions que suscitent et génèrent les forêts. Les émotions des Québécois et vos propres émotions également. Que pour être entendus du public, via les médias, vous devez avoir un message efficace et un message efficace doit contenir des images fortes en émotions. Nous décodons de notre journée que vous ne convaincrez personne avec seulement des données scientifiques.

Vous avez eu toutes sortes de trucs et de suggestions pour être mieux entendus, pour mieux vous exprimer, pour mieux passer votre message. Ce que je vous souhaite, c’est que les propos des conférenciers vous poursuivent pendant un temps, que vous y pensiez, que vous en discutiez, que vous en débattiez, parce que ça prend du temps redéfinir une pratique professionnelle, ça prend du temps changer, ça prend du temps s’adapter. Et ça ne se fait pas sans efforts ni rapidement.

J’aimerais terminer sur une phrase qui m’est venue en vous écoutant tout au long de la journée et qui m’a été dite par un chercheur à l’UQAT, M. Jules Arseneault, lors de mon tout premier reportage portant sur la foresterie. Cette phrase avait eu une résonance toute personnelle pour moi et c’est : « Avancer, c’est accepter d’être en déséquilibre. » Je vous souhaite à mon tour d’avancer, d’être en déséquilibre pour un temps. Je sais, c’est inconfortable, mais de cette façon on devient plus forts. Plus forts afin de mieux construire ! Bonne fin de journée à tous ! »

 

Banquet du président - 18 septembre en soirée

C’est dans une ambiance d’époque de la Nouvelle-France que plus de 150 personnes ont assisté au Banquet du président en soirée. Lors de son allocution en soirée, le président-directeur général de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f., a repris en substance les propos de son mot d’ouverture en début de journée. M. Labrecque a ensuite invité la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Madame Julie Boulet, à prendre la parole.

 

 

 

 

Suite à cela, M. Labrecque a décerné les traditionnelles distinctions de l’Ordre.
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« Médaille de l’Ordre »

La « Médaille de l’Ordre » est remise annuellement à un ingénieur forestier qui, par ses qualités personnelles et ses différentes réalisations, aura marqué de façon significative l’avancement et le rayonnement de la profession, et ce, tout au long de sa carrière.

Cette année, l’Ordre a choisi de remettre la « Médaille de l’Ordre » à monsieur André McNeil, ing.f.

 

 

 

« Ingénieur forestier de l’année »

Le titre d’« Ingénieur forestier de l’année » est décerné à un membre pour souligner sa contribution exceptionnelle au développement et à la promotion de la profession d’ingénieur forestier. Le ou la récipiendaire devra avoir accompli un acte méritoire remarquable dans les sphères d’activités de la profession au cours des 24 derniers mois. Il pourra s’agir d’une contribution personnelle exemplaire dans les domaines scientifique, culturel, humanitaire, social ou des communications.

Cette année, l’Ordre désire souligner la passion et le travail magistral de M. Alain Dancause, ing.f., en lui décernant le titre d’ « Ingénieur forestier de l’année ».

M. Dancause était absent lors du Banquet pour recevoir son prix. Il a tenu à soumettre un mot de remerciements publics.

Chèr(e)s collègues,
De retour le 22 septembre d’un voyage de 3 semaines en Italie, j’ai appris que j’avais été désigné par l’OIFQ comme Ingénieur forestier de l’année. C’est un grand honneur que je reçois avec humilité car je n’ai jamais pensé être reconnu ainsi par mes pairs; soyez assurés que j’aurais été fort heureux de recevoir personnellement cette reconnaissance lors du banquet. Mais la vie est un chemin imprévisible…

Je désire donc d’abord remercier les membres qui, au début du processus, ont appuyé ma candidature, et par la suite, le comité de sélection et le Bureau de l’Ordre pour m’avoir choisi. Cette reconnaissance ajoute une visibilité supplémentaire au livre que j’ai rédigé, ce qui me réjouit au plus haut point car cette nomination devrait avoir des répercussions positives sur la diffusion du livre.

Finalement, j’adresse mes remerciements à Mme Michèle Tourigny, ing.f., qui a mené avec brio les démarches pour la présentation de ma candidature à l’OIFQ. J’ai aussi une pensée pour mon collègue Gil Lambany, ing.f qui accepté gentiment de me remplacer lors du banquet de clôture pour la réception du prix. Il a sûrement été à la hauteur de la situation.
Alain Dancause, ing.f.

« Distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière »

La « Distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière » est remise à une personne extérieure à la profession dont les actions auront fait progresser la cause forestière et contribué à l’avancement et au rayonnement de la profession.

Cette année, l’Ordre a choisi de remettre la « Distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière » à madame Sophie D’Amours.

Mme D’Amours était également absente lors du Banquet pour recevoir son prix. Toutetois, elle tenait, elle aussi, à adresser un mot de remerciements.

Distingués invités, Mesdames et messieurs, C’est avec beaucoup de fierté que je reçois le prix Henry-Gustave-Joly-d- Lotbinière. Je tiens tout d’abord à remercier l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec de cet honneur. J’aurais aimé être avec vous lors de cette remise mais j’étais à l’étranger.

Il y a maintenant quelques années que je dédie mes recherches à la foresterie. J’y ai rencontré des gens extraordinaires qui m’y ont introduite et guidée. Je ne les nommerai pas tous, mais je veux quand même profiter de cette occasion pour remercier Denis Brière, sans qui la grande aventure de FORAC n’aurait jamais vu le jour, Robert Bearegard, maintenant un grand ami, partenaire de recherche, qui m’a enseignée, motivée et appuyée, plus d’une fois au cours des dernières années, Jean-Claude Mercier, un mentor d’une grande qualité, et Yves Dessureault, pour sa grande ingéniosité avec qui j’ai beaucoup de plaisir à réinventer les modèles. Je veux aussi souligner l’apport incontestable de mes proches collaborateurs de FORAC à cette réussite.

Il y aussi nos industriels, ceux qui nous accompagnent à tous les jours. Des gens, qui par ces années-ci, démontrent une force de caractère exemplaire, qui ne souhaitent qu’une chose, offrir aux Québécois une industrie de classe mondiale responsable.

Toutefois pour y arriver, il nous faut trouver de nouvelles solutions socio-économiques durables et mondialement viables, ce qui n’est pas simple.

La contribution de FORAC à cet exercice est toute petite mais nécessaire. La logistique, la planification, le génie industriel sont des sciences qui proposent des méthodes avancées qui génèrent de la valeur et qui nous permettent de capturer les leviers de l’interdisciplinarité. C’est ce que la quarantaine de chercheurs et professionnels de FORAC font en collaboration avec nos partenaires industriels et de transfert dont FPInnovations et le CRIQ. Et ce qui, je comprends, s’inscrit dans la vision d’Henry-Gustave-Joly-de-Lotbinière, qui en 1900, avait jeté les bases d’une concertation nationale et interdisciplinaire.

Le Consortium de recherche FORAC de l’Université Laval forme des jeunes de toutes les disciplines. Ces jeunes talents sont pour moi une grande source de fierté et de motivation. C’est pourquoi, lorsque j’ai appris qu’on avait déposé ma candidature pour ce prix, j’ai été évidemment honorée, mais aussi, émue d’apprendre que cette démarche avait été entreprise par Jean-François Audy, un doctorant, et qu’il avait convaincu plusieurs ingénieurs forestiers de l’appuyer. Je conclus en les remerciant de leur reconnaissance et d’avoir pris le temps de préparer le dossier. Merci !


Soirée Nouvelle-France – 18 septembre

Voici quelques photos de cette soirée Nouvelle-France fort animée !


Assemblée générale annuelle de l’Ordre –
19 septembre en matinée

Soixante-quatre ingénieurs forestiers ont participé à l’assemblée générale annuelle de l’Ordre qui s’est déroulée le 19 septembre dernier, en matinée. Le président-directeur général de l’Ordre, M. Pierre Labrecque, ing.f., a présenté le bilan des activités réalisées au cours de l’année. Par ailleurs, quelques propositions ont fait l’objet de débats avant d’être adoptées par l’Assemblée. Ces propositions seront soumises au Bureau de l’Ordre, qui en fera l’analyse. Voici les faits saillants de cette rencontre.


Rapport d’activités 2007-2008

M. Labrecque a présenté le rapport d’activités 2007-2008 de l’Ordre. Les points traités étaient les suivants :

1. L’audit de pratique professionnelle du Forestier en chef
2. Le Sommet sur l’avenir du secteur forestier
3. Les nouvelles modalités de dépôt de prescriptions sylvicoles (projet de loi 39)
4. Le Livre vert
5. Le Colloque Diversification des modes de tenure forestière : au-delà des perceptions
6. L’Ordre et la Faculté de foresterie et de géomatique
7. La mobilité canadienne de la main-d’œuvre
8. Le dossier de Gouvernance de l’Ordre
9. L’année 2008-2009

Concernant le dossier de la gouvernance de l’Ordre, soit de séparer les postes de président et de directeur général, la secrétaire et directrice des affaires professionnelles de l’Ordre, Mme Suzanne Bareil, ing.f., est intervenue afin de présenter le rapport de la Tournée Gouvernance effectuée par le président-directeur général de l’Ordre, au printemps 2008. Fort de ce rapport, le Bureau de l’Ordre a pris la décision suivante :

Considérant les analyses et les discussions faites au CA et au Bureau depuis 2004 sur le mode de gouvernance PDG;

Considérant tous les commentaires des membres reçus par courriel et aussi ceux exprimés lors des rencontres régionales de la Tournée Gouvernance;

Le Bureau a résolu, le 17 septembre 2008, de procéder à la séparation du poste de PDG pour que:

• le prochain processus électoral porte sur l’élection d’un président à temps partiel rémunéré,
• et qu’un poste de directeur général soit créé et comblé d’ici le 1er avril 2009.



Voici les prochaines étapes du processus.

Prochaines étapes
Échéancier
Nomination des membres du Comité de sélection du directeur général Automne 08
Appel de candidatures pour le poste de directeur général 1er déc. 08 au 9 janv. 09
Avis d'élection pour le poste de président 9 janvier 09
Analyse des dossiers de candidature pour le poste de directeur général, entrevue des candidats et recommandation au Bureau 12 au 30 janvier 09
Sélection finale et nomination du candidat choisi 6 février 09
Clôture du scrutin et dépouillement des votes 9 et 10 mars 09
Entrée en fonction du directeur général 16 mars 09
Transfert des dossiers 16 au 31 mars 09
Entrée en fonction du président 3 avril 09

 


 

M. Labrecque a enchaîné avec la présentation des états financiers 2007-2008 de l’Ordre. Ceux-ci montrent un surplus d’opérations de 59 921 $. Ce surplus s’explique en majeure partie par des variations budgétaires imprévisibles liées au fonctionnement du bureau du Syndict. Ensuite, M. Labrecque a présenté l’argumentaire soutenant une augmentation de la cotisation des membres d’un montant de 20 $, faisant passer celle-ci de 440 $ à 460 $ à compter du 1er avril 2009. De ce 20 $, 17 $ ira à la couverture des frais additionnels liés à la séparation des postes de président et de directeur général et 3$ ira au rattrapage d'une partie de l’Indice des prix à la consommation (IPC) accumulé depuis les quatre dernières années et de l'IPC anticipé pour 2009-2010. Cette proposition a été adoptée à la majorité.

M. Labrecque a ensuite invité, à tour de rôle, Mme Suzanne Bareil, ing.f., secrétaire et directrice des affaires professionnelles de l'Ordre, M. Jacques Moisan, ing.f., inspecteur et responsable de la formation continue, M. Yves Barrette, ing.f., syndic, et M. François-Hugues Bernier, ing.f., directeur des communications et de la foresterie, à présenter leur rapport d’activités de la dernière année.
»Voir la présentation du rapport d’activités 2007-2008 (pdf)

»Le rapport annuel 2007-2008 de l’Ordre

Propositions 2008 de l’assemblée générale.

Le Comité des résolutions 2008 était formé de M. Denis Villeneuve, ing.f., membre du comité d’office à titre de vice-président de l’Ordre, de M. François Laliberté, ing.f. et de M. Émilio Lembo, ing.f. La secrétaire et directrice des affaires professionnelles de l’Ordre, Mme Suzanne Bareil, ing.f., assiste le Comité.

Deux propositions ont été soumises par les membres de l’Ordre dans le cadre de l’assemblée générale annuelle et ont été transmises dans les délais prescrits au Comité des résolutions.


Proposition numéro 1

ATTENDU QUE, depuis plusieurs années, le rôle de l’ingénieur forestier est mal compris et peu connu du public, comme en font preuve les travaux préparatoires et le thème du congrès 2008;

ATTENDU QUE le rôle de l’Ordre est de protéger les intérêts du public en s’assurant de la compétence de ses membres, et par extension en s’assurant que leurs pratiques et responsabilités professionnelles soient bien comprises par l’ensemble de la population;

ATTENDU QUE depuis quelques années les inscriptions en science du bois et de la forêt à la Faculté de foresterie et de géomatique de l’Université Laval sont en baisse importante et que cette problématique n’est certainement pas étrangère à la méconnaissance que les jeunes ont de notre profession conjuguée à la perception négative qu’a le public de nos pratiques professionnelles et de la mauvaise presse du secteur dans les médias;

ATTENDU QU’il y a également une hausse dans les départs à la retraite des membres de l’Ordre et que ces départs ne seraient plus comblés dans l’avenir par l’arrivée de nouveaux membres;

ATTENDU QU’il y a urgence d’agir pour endiguer l’hémorragie afin que notre profession puisse continuer d’exister et de rayonner;

Il est proposé par André Proulx, ing.f.
Secondée par Martin Déry, ing.f.
et Jean-François Côté, ing.f.

QUE le Bureau de l’Ordre propose aux membres, au cours de la prochaine année, une stratégie globale de communication interactive, associée du budget nécessaire à sa mise en œuvre, comprenant différents volets s’adressant au grand public, aux membres, aux institutions d’enseignement ainsi qu’aux médias nationaux et régionaux.

PROPOSITION 1 AMENDÉE ADOPTÉE À L’UNANIMITÉ
Vote : Pour : majorité Contre : 0 Abstentions : 3

 

Proposition numéro 2

ATTENDU QUE le rôle de l’Ordre est de protéger les intérêts du public en s’assurant de la compétence de ses membres, notamment en s’assurant que les ingénieurs forestiers disposent des outils nécessaires pour bien communiquer et expliquer les tenants et aboutissants de leurs choix, décisions et prescriptions, et de leurs responsabilités professionnelles;

Il est proposé par André Proulx, ing.f.
Secondé par Martin Déry, ing.f.
et Jean-François Côté, ing.f.

QUE le Bureau de l’Ordre propose, au cours des prochains mois, aux membres de l’ensemble des régions du Québec, via le programme de formation continue, un programme de formation en communication adapté aux besoins de la profession d’ingénieur forestier.

PROPOSITION 2 AMENDÉE ADOPTÉE À L’UNANIMITÉ
Vote : Pour : majorité Contre : 0 Abstentions : 6


Activité terrain – 29 septembre en après-midi

L’activité terrain du congrès qui se tenait sous le thème « Venez faire la Une ! » s’est déroulée au centre de ski de fond Les Sentiers du Moulin, situé à quelques kilomètres du Manoir St-Castin.

C’est sous un soleil radieux que les participants à l’activité ont eu une véritable session intensive de formation continue, en pleine nature, à échanger et à débattre en petits groupes, à voir au-delà des mots et des perceptions, et à en extraire l’essence, en vue de livrer aux médias d’information la fameuse «punch line». Les thèmes abordés étaient : Les aires protégées et la biodiversité, l’économie forestière, la main-d’œuvre et enfin, la gestion de la faune.

Juste avant de débuter l’activité, le coordonnateur de la journée, M. Martin Déry, ing.f., a voulu piquer les troupes avec un communiqué de presse choc sur la profession d’ingénieur forestier. Le ton de l’activité était donné.

 

 


Biodiversité du milieu forestier
Nouvelle espèce menacée de disparaître

Pour diffusion immédiate


Alors que s’amorce un virage en profondeur du régime forestier québécois, on est en droit de s’inquiéter de l’extinction d’une espèce presque uniquement confinée aux écosystèmes forestiers du Québec, dont il ne resterait à peine plus de 2000 spécimens. La population de l’espèce est vieillissante, son taux de mutation dépasse les seuils normaux, le nombre de cas de disparition est élevé, et le taux de renouvellement de l’espèce est en chute libre.

On s’est aperçu que près du quart des individus est privé de son pouvoir de communication, alors qu’une proportion presque équivalente, dont l’action est perçue comme dommageable sur l’environnement, ferait l’objet d’une prédation grandissante par le public. D’ailleurs, d’autres espèces moins vulnérables, aux couleurs plus attirantes et mieux adaptées au contexte de conservation des forêts cherchent à s’implanter à leur place…

Les conséquences de l’extinction de l’espèce sur l’équilibre et le bien-être des générations actuelles et futures sont préoccupantes.

L’espèce menacée tient son congrès annuel à la-mi septembre au Manoir St-Castin, dans une région où vivent près de 40% de ses représentants.

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L’activité en forêt complétée, les participants étaient conviés au cocktail de clôture du 87e congrès annuel de l’Ordre. Pendant ce temps, les organisateurs ont fait un petit montage des meilleures « punch line », qu’ils ont présentées dans un montage original.
»Voir la présentation

De l’avis de plusieurs participants, cette activité fût grandement appréciée.

Bravo au comité organisateur de la visite terrain !


Remerciements

Nous tenons à remercier chaudement les membres du Comité organisateur du congrès 2008.

M. André Proulx, ing.f., président
Mme Amélie Roberge, ing.f., secrétaire
M. Pierre Breton, ing.f.
Mme Véronique Audet, ing.f.
M. François Laliberté, ing.f.
M. Martin Déry, ing.f.
M. Jean-François Côté, ing.f.
Mme Nadia Zenadocchio, ing.f.
M. Daniel Demers, ing.f.

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• Boisaco Inc.
• Consultants forestiers MS Inc.
• Consultants forestiers DGR Inc.
• Bégin et Bégin Inc.
• CERFO
• Le Groupe CAF Inc.
• M. Sam Hammad, Ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et député de Louis-Hébert, PLQ
• Mme Johanne Morasse, Députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, PQ
• M. Claude Roy, Député de Montmagny-L'Islet, ADQ
• Forêt modèle du Lac-St-Jean
• Rexforêt
• Boisaco Inc.
• Dk-Spec
• SOPFIM
• Groupe Optivert Inc.