Projet de modernisation du champ de pratique de l’ingénieur forestier et ouverture de l’Ordre.
En mars dernier, l’Ordre lançait une vaste consultation auprès de ses membres et de ses partenaires relativement au projet de modifications législatives à la Loi sur les ingénieurs forestiers, L.R.Q. c. I-10 et à l’ouverture de l’Ordre à d’autres personnes. La bougie d’allumage de cette démarche en était une de clarification du libellé de notre champ de pratique en vue d’identifier les actes qui permettraient aux technologues forestiers reconnus d’exercer, sous supervision, des activités réservées par la loi aux ingénieurs forestiers.
Cet exercice de consultation constituait une première étape d’un processus encadré par l’Office des professions du Québec (OPQ). Il est en effet prévu qu’un projet de loi omnibus sera déposé à l’Assemblée nationale, possiblement au cours de l’automne, et que ce projet de loi aura notamment pour caractéristique d’intégrer les modifications aux lois des ordres professionnels concernés (agronomes, architectes, chimistes, géologues, ingénieurs, ingénieurs forestiers).
Considérant la richesse et la teneur des commentaires reçus dans le cadre de cette démarche, et dans le contexte d’un échéancier très serré fixé par l’OPQ pour le dépôt des modifications législatives à la Loi sur les ingénieurs forestiers, le Conseil d’administration de l’Ordre a récemment décidé de surseoir au projet de modernisation du champ de pratique de l’ingénieur forestier dans le cadre actuel. Cette décision a depuis été transmise à l’Office des professions.
Par ailleurs, suite à l’analyse du résultat des récentes consultations de l’Ordre et à un examen approfondi de l’historique concernant le développement du champ de pratique et de l’évolution des lois entourant les actes réservés aux ingénieurs forestiers du Québec, le Conseil d’administration en est aussi venu à la conclusion qu’il est pertinent de poursuivre les travaux de modernisation du champ de pratique de l’ingénieur forestier. Au cours des prochains mois, l’Ordre entend donc élaborer un nouvel échéancier de travail, permettant entre autres, une prise en compte optimale des commentaires reçus par les partenaires.
Pour ce qui est du projet d’ouverture de l’Ordre à d’autres personnes qui oeuvrent en périphérie de notre champ de pratique, le Conseil d’administration de l’Ordre a mandaté la direction générale de lui présenter un plan d’action, accompagné d’un échéancier réaliste pour effectuer une analyse détaillée de la situation afin d’aiguiller le Conseil d’administration dans sa démarche décisionnelle. Le Plan doit être déposé à la prochaine rencontre du Conseil, en septembre.
Sur une note plus légère, je désire vous souhaiter une très belle période estivale et de bonnes vacances. Je profite également de l’occasion pour vous inviter à notre Congrès 2010, qui sera vraisemblablement un grand rassemblement d’ingénieurs forestiers et un retour aux sources, pour la majorité d’entre vous, à l’Université Laval.
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Denis Villeneuve, ing.f. |
Président
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Nouveaux ingénieurs forestiers
Le Conseil exécutif de l’Ordre a délivré un permis d’exercice de la profession d’ingénieur forestier aux 9 personnes suivantes, considérant qu’elles ont complété les exigences d’admission de l’Ordre :
| Azegue Temgoua, Rostand C. | Dschang 2001 (Cameroun) | 15 juin 2010 |
| Giusca, Adrian | Brasov 1986 (Roumanie) | 15 juin 2010 |
| Morency, Pierre-Olivier | Laval 2008 | 18 juin 2010 |
| Bernier, Mikael | Laval 2009 | 27 juillet 2010 |
| Brière, Marie-Hélène | Laval 2007 | 27 juillet 2010 |
| Chicoine, Bruno | Moncton 2005 | 27 avril 2010 |
| Couture, Mathieu | Laval 2010 | 27 juillet 2010 |
| Faucher, Jean-Benoît | Laval 2008 | 27 juillet 2010 |
| Ngueho Yemele, Martin-Claude | Cameroun 1992 | 1er sept. 2010 |
L’Ordre souhaite la bienvenue à ces nouveaux membres et une belle carrière à titre d’ingénieur forestier.
Demandes de statut de retraité en exercice:
Le Conseil exécutif a aussi attribué au membre suivant, le statut de retraité en exercice (RE) :
| Gilbert, Marc 72-034 | Laval 1971 | 27 juillet 2010 |
Demande de statut de retraité : Le Conseil exécutif a également attribué aux 3 personnes suivantes, le statut de retraité (R) :
| Chalifoux, Michel 78-012 | Laval 1977 | 15 juin 2010 |
| Forget, Hélène 78-048 | Laval 1978 | 27 juillet 2010 |
| Johnston, Jean-Marie 72-040 | Laval 1972 | 27 juillet 2010 |
L’Ordre souhaite la bienvenue à ces nouveaux membres et une belle carrière à titre d’ingénieur forestier.
Lac-à-l’épaule du Conseil d’administration de l’Ordre
Le 17 juin dernier, le Conseil d’administration de l’Ordre a tenu un lac-à-l’épaule la veille de la séance ordinaire du Conseil. Les deux sujets à l’Ordre du jour de cette rencontre de travail étaient le projet de modernisation du champ de pratique de l’ingénieur forestier et le projet d’ouverture à l’Ordre à d’autres personnes. Afin de mettre la table pour les discussions, les permanents du siège social avaient préparé pour l’occasion des présentations sur les deux projets en mettant en lumière les options possibles et les inconvénients et avantages de chacune d’elles. Le fruit des réflexions de ce lac-à-l’épaule a été exposé par le président de l’Ordre en ouverture de ce bulletin.
Signature de l’ARM avec la France :
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Denis Villeneuve, ing.f., président de l’Ordre, lors de la signature de l'Entente, à Paris, en compagnie de M. Jean Charest et du ministre des relations internationales, M. Paul Arcand. |
Les ingénieurs forestiers gradués au Québec pourront bientôt faire reconnaître leur titre en France, et vice versa. L’arrangement de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles des ingénieurs forestiers au Québec et des ingénieurs en France a été signée le 30 juin dernier à Paris, par le président de l'Ordre, M. Denis Villeneuve, ing.f., et les représentants des parties françaises de la Commission des titres d'ingénieur et du Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France. L'événement s'est déroulé en présence du Premier ministre du Québec, M. Jean Charest et du ministre français des Affaires étrangères, M. Bernard Kouchner.
Pour en arriver à un arrangement, l’Ordre a réalisé des analyses comparatives des programmes offerts en France et au Québec afin de déterminer les équivalences et les écarts.
Pour le Québec, les programmes de Baccalauréat en Aménagement et environnement forestiers, Baccalauréat coopératif en opérations forestières et Baccalauréat Génie du bois de l’Université Laval ont fait l’objet de cette analyse. Les diplômés de ces programmes, incluant leurs anciennes appellations, verront leurs conditions de mobilité vers la France grandement facilitées.
Pour la France, ce sont le programme de Formation des Ingénieurs Forestiers (FIF) de l'École Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts (ENGREF), le programme des Études pour la formation des ingénieurs de l’École Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois (ENSTIB) de l’Université Nancy 1 et le programme Cycle Ingénieur de l’École Supérieure du Bois (ESB) qui vont permettre à leurs diplômés de bénéficier de l’arrangement.
Les intéressés devront cependant attendre encore quelques mois pour pouvoir se prévaloir de cet arrangement, le temps de mettre en place les réglementations nécessaires.
Une aide financière de 37 000 $ obtenue dans le cadre du Fonds d'appui à la mobilité de la main-d’œuvre (FAMMO) a servi à couvrir les frais des travaux et des activités entourant ce projet.
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Marielle Coulombe, ing.f., directrice générale de l’Ordre, en compagnie de M. Jean-François Combe, l’agent de liaison pour la partie française. |
Dans une perspective globale, les ARM visent trois objectifs. Dans un premier temps, ils mettent en place des mécanismes pour permettre aux entreprises qui investissent en France ou au Québec de se faire accompagner d’experts avec un droit de pratique dans l’autre pays. Les ARM vont également permettre de faire face à la pénurie de main d’œuvre qualifiée dans des emplois reliés ou non à ces investissements. Finalement, les ententes vont accroître l’employabilité de cette main-d’œuvre, ce qui facilitera son intégration dans la société qui les accueille.
» Article français sur la signature
Pour identifier les compétences… :
Plusieurs ordres professionnels ont déjà leur référentiel de compétences. Le CA de l’Ordre des agronomes du Québec vient tout juste d’entériner celui auquel travaillait une équipe d’experts depuis plus de deux ans. Amorcée elle aussi dans un cadre d’aide à l’immigration, la démarche de l’OAQ a permis d’identifier trois grands groupes de compétences.
La compétence professionnelle, commune à tous les membres de la profession. C’est la capacité de concevoir et d’agir avec efficience, de manière opportune et éthique pour répondre à des situations (…) complexes.
La compétence contextuelle qui est définie en fonction d’un champ d’activité connu.
La compétence fonctionnelle qui renvoie aux différents champs du savoir - connaissances, habiletés, attitudes, comportements.
On s’en doute, formuler ces compétences n’a rien d’une devinette. C’est plutôt un exercice sérieux qui s’appuie sur la consultation d’experts œuvrant dans chacun des secteurs du champ de pratique. Pour préparer ces rencontres, le chargé de projet et un expert reconnu du secteur préparent une description des opérations et sous-opérations constituant le quotidien des praticiens. Chaque opération se trouve en plus mise en contexte quant au degré d’autonomie, aux conditions de travail et de milieu, ainsi qu’aux connaissances, habiletés et aptitudes requises pour chacune.
Le groupe d’experts a la tâche de valider la liste des opérations ainsi que les conditions qui s’y rattachent. De par la diversité de leurs champs d’activités et d’expérience, ces professionnels ajoutent ou soustraient au portrait dressé pour le secteur; ils complètent la description des conditions et aptitudes faisant partie de l’ébauche. Le portrait final doit faire consensus.
L’analyse des rapports des analyses en situation de travail (AST) pour tous les secteurs fait ressortir les compétences communes à tous les ingénieurs forestiers (professionnelles, fonctionnelles). Mais l’exercice permet surtout d’identifier les compétences contextuelles, propres à chaque secteur, autrement dit, les «compétences essentielles». Pour les personnes immigrantes, on identifie en plus les compétences susceptibles de favoriser leur intégration. Il s’agit notamment de la connaissance de la langue et celle du contexte socio-économique de la foresterie québécoise, qu’on identifie sans peine.
Il est important de noter que le profil de compétences professionnelles caractérise le professionnel en début de carrière (1 à 3 ans). Ce(tte) jeune ingénieur(e) forestier(ère) type dispose d’un minimum d’expérience de travail pour être fonctionnel.
L’Ordre a déjà commencé à inviter des experts de la profession à joindre les rangs des comités d’experts. (Plus d’information auprès de jacques.begin@oifq.com)
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Jacques Bégin, ing.f., M. Sc. |
Chargé de projet
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Distinctions 2010

Le Comité des Distinctions de l’Ordre s’est réuni le 29 juillet dernier afin d’analyser les candidatures reçues pour les trois distinctions annuelles de l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, soit:
• La Médaille de l'Ordre
• L'Ingénieur forestier ou Ingénieure forestière de l'année
• La Distinction Henri-Gustave-Joly-De-Lotbinière
Le Comité a ensuite soumis ses recommandations au Conseil d’administration de l’Ordre qui prend les recommandations en délibéré.
L’Ordre désire remercier tous les membres qui ont présenté des dossiers de candidatures.
Plan de communication et Stratégie de promotion de la profession.
Le plan de communication 2009-2012 et la Stratégie de promotion de la profession d’ingénieur forestier ont été adoptés par le Conseil d’administration. Le Comité des communications de l’Ordre s’est réuni à de nombreuses reprises pour confectionner ces deux documents. C’est avec plaisir que nous vous les présenterons dans une prochaine édition du Fil en aiguille.
Congrès 2010 de l’Ordre : l’invitation est lancée !
C’est dans le cadre du centenaire de l’enseignement de la foresterie à la Faculté de foresterie de géographie et de géomatique de l’Université Laval, que l’Ordre présente son 89e Congrès annuel sur le campus de l’Université, du 22 au 24 septembre 2010. Sous le thème « Professionnels depuis 1910 : Retour sur notre futur», nous vous proposons un retour dans le temps afin de revivre l’ambiance et la frénésie de la vie universitaire pour marquer de façon particulière ce centenaire de l’enseignement de la foresterie.
Nous anticipons une participation record à ce congrès tout spécial qui s’étalera cette année sur deux jours et demi, dont deux jours complets seront dédiés à des cours académiques offerts par des professionnels des différents domaines du champ de pratique de l’ingénieur forestier. Nous vous invitons d'ailleurs à monter rapidement votre horaire de cours afin d'obtenir vos préférences de choix. Les cours sont offerts dans des locaux différents, situés un peu partout sur le campus. Vous devrez donc vous déplacer fréquemment pour assister à vos cours et aux différentes activités.
En plus des cours académiques, le Comité organisateur vous a également préparé un programme social "universitaire" qui vous permettra de retrouver vos confrères et consoeurs des différentes promotions dans un environnement bien connu. Après vos cours du mercredi, un cocktail et un souper retrouvailles vous sont offerts à la Faculté de foresterie. Au menu, souper smoked meat et bière organisé par les étudiants de la Faculté. En soirée, le groupe Rebound vous offrira une prestation reprenant les plus grands succès des 50 dernières années. Suite à vos cours du jeudi, nous vous attendons à l'Atrium du pavillon Desjardins pour le cocktail des exposants, suivi du traditionnel Banquet du président, où la ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, Mme Nathalie Normandeau, s'adressera à nous. Nous connaîtrons également lors de la soirée, les récipiendaires des Distinctions de l'Ordre 2010. Mentionnons également le dîner hommage aux anciens doyens de la Faculté, le mercredi 22 septembre et le dîner des jubilaires du 23 septembre.
Le vendredi 24 septembre, nous vous convions à une réflexion sur l'ingénieur forestier de l'avenir où la direction de l'Ordre désire revenir sur les projets de modernisation de notre champ de pratique et d'ouverture de l'Ordre à d'autres personnes. Cet atelier sera suivi de l'Assemblée générale.
C'est donc avec beaucoup d'enthousiasme que nous vous invitons à ce rendez-vous exceptionnel avec l'histoire de notre profession. Venez vivre, avec nous et tous vos confrères et consoeurs, ce Retour sur notre futur, à l'Université Laval! Pour tout savoir sur le Congrès 2010 et vous inscrire, visitez le site Internet de l'événement.
Au plaisir de vous y accueillir en très grand nombre!
Les membres du Comité organisateur
Les 100 visages de la foresterie toujours recherchés
Il ne nous manque que 20 profils pour compléter notre projet « Les 100 visages de la foresterie ». Ce projet consiste à recueillir 100 profils de diplômés en génie forestier et en sciences du bois afin de les consigner dans un document promotionnel imprimé et web, qui deviendront des outils précieux de promotion de la profession auprès de la relève mais aussi du grand public.
Nous sommes donc toujours à la recherche d’ingénieurs(es) forestiers(ères) de tous les âges, de toutes les régions et de tous les secteurs d’emploi afin de compléter ce projet. Tous les ingénieurs forestiers qui désirent participer à valoriser la profession en témoignant de leurs activités au quotidien sont les bienvenus. Nul besoin d’avoir accompli des actes méritoires de grande envergure, au contraire !
Comment participer et s’impliquer ?
- Faites-nous parvenir un court texte d’un maximum de 150 mots (beau défi !) portant sur un ou plusieurs des éléments suivants :
- Pourquoi vous avez choisi le domaine ?
- Quel est le secteur d’activités dans lequel vous travaillez ?
- Quel est l’impact de votre travail et de vos décisions ?
- Qu’est-ce qui vous passionne dans votre travail, votre profession ?
N’oubliez pas d’adapter votre discours à un public étudiant du secondaire. Soyez fiers, devenez une source d’inspiration pour ces jeunes. Vous êtes les meilleurs ambassadeurs de la profession !
- Également, faites-nous parvenir une photo de vous, idéalement prise dans un milieu naturel, dans le cadre de votre travail, d’une activité ou d’un loisir.
- La date limite pour nous faire parvenir votre profil est hier !
Merci aux 80 ingénieurs(es) forestiers(ères) qui nous ont fait parvenir leur profil !

Des yeux et des oreilles au Congrès mondial de l’International Union of Forest Research Organizations (IUFRO)
La Société d’histoire forestière du Québec (SHFQ) vous informe que Martin Hébert, Ph.D., anthropologue à l'Université Laval et administrateur de la SHFQ, a mis en ligne un blogue qui servira de carnet de voyage lors de son séjour au XIIIe Congrès mondial de l'IUFRO de Séoul.
Sa première note de voyage sera publiée le 20 août 2010 et la dernière le 30 août. Toutefois, le blogue est actuellement disponible à partir de la page d'accueil du site Internet de la SHFQ. Un message de bienvenue et une brève explication de sa démarche sont déjà disponibles.
Pour ceux qui connaissent déjà les chroniques de M. Hébert dans la revue Histoires forestières du Québec, vous pouvez présumer de l'originalité de ses propos et de sa capacité à nous faire découvrir dans la simplicité des réalités complexes de la société.
Cliquez sur l’image pour en savoir plus !
L'enseignement et la recherche en foresterie à l'Université Laval de 1910 à nos jours :
Un jeune citadin, étudiant à l’École polytechnique et ayant acquis une courte expérience forestière dans une fabrique de pulpe, lut en 1904 un livre sur l’École des Eaux et Forêts de Nancy. Cet ouvrage lui suggéra un moyen d’éviter la surexploitation des forêts et la rupture des approvisionnements en bois que plusieurs redoutaient. Il comprit qu’en organisant l’exploitation forestière sur une base scientifique, il était possible de tirer de la forêt, sans jamais l’épuiser, plus de matière ligneuse qu’elle n’en produisait laissée à elle-même. Cette idée illumina l’avenir de Gustave Clodomir Piché. Instruire des jeunes gens capables d’une telle prouesse devint la clé de son projet de régénération forestière. Un éducateur, qui l’avait antérieurement sensibilisé à la conservation des forêts, et un politicien lui ouvrirent les premières portes.
Cette lecture inspirante qui accéléra la naissance de la foresterie professionnelle québécoise marque le point de départ de ce livre. De la persévérance du jeune Piché naquit une école spécialisée dans l’enseignement des sciences forestières. Si elle se consacra d’abord à l’enseignement, elle se donna en cours de route la mission de produire les connaissances qui rendraient possible une gestion éclairée du patrimoine forestier de la nation.
Le service à la collectivité, duquel elle tirait sa légitimité, entraîna l’École forestière à fréquenter des sentiers difficiles. Les objectifs qu’elle poursuivra pour répondre aux attentes sociétales forment la structure de ce livre qui entraînera le lecteur au coeur d’un difficile combat pour la survie d’une école et la reconnaissance d’une profession qui, au Québec, naquit avec elle : le génie forestier.
Après des études en histoire à l’Université du Québec à Trois-Rivières et à l’Université Laval, Cyrille Gélinas a travaillé une dizaine d’années en recherche historique pour les parcs nationaux. Il a publié par la suite des monographies locales, notamment sur Baie-de-Shawinigan et Sainte-Hénédine (Beauce-Etchemin). Il poursuit, depuis de nombreuses années, des recherches en histoire forestière du Québec.
350 pages / 8 x 9,5 po. plusieurs photographies
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Services aux membres

Le RéseauIQ ouvre de nouveaux services
aux ingénieurs forestiers
Avantages commerciaux – SERVIQ
Bénéficiez dorénavant de tous les privilèges du programme Esso offert au Réseau des ingénieurs du Québec. Économisez sur le carburant en adhérant au « Programme Esso de facturation individuelle des chauffeurs ».
Profitez des avantages suivants :
- Une remise de 0,03 $ par litre de carburant dans l'une des stations-service Esso au Canada;
- Aucuns frais annuels tels que frais d'adhésion, de renouvellement ou pour les cartes additionnelles;
- Une facturation mensuelle détaillée (possibilité de plusieurs cartes par compte);
- Le plus vaste réseau de détaillants au Canada avec plus de 2100 stations Esso pour vous servir;
- Le plus vaste réseau de lave-autos au Canada avec plus de 600 postes de lavage Esso.
Formation continue :
Certains cours de formation continue vous seront présentés à l’automne! Surveillez la grille des cours offerts qui vous sera envoyée prochainement.
Nous travaillons dans votre intérêt !
Pour plus d’information sur le RéseauIQ ou sur les services offerts, communiquez avec nous en appelant au 1 866 845-9664 ou en écrivant à info@reseauiq.qc.ca. Vous pouvez aussi visiter notre site Internet à www.reseauiq.qc.ca.
La direction du RéseauIQ
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Chronique de Gestion FÉRIQUE
La théorie des petits pas :
Le mois de mai a été très difficile au niveau des placements, ce qui a ravivé la nervosité de certains investisseurs. Alors, comment réagir à ce type de marché en dent-de-scie ?
Plusieurs investisseurs ont été mal pris durant la crise financière de 2008 et certains se sont juré de ne plus se faire prendre à nouveau. Dès qu’ils auront récupéré leurs pertes, ils investiront leur portefeuille de manière plus conservatrice. Il y a cependant deux problèmes avec ce type de
raisonnement :

François Lincourt, CFA, Pl. Fin.
Directeur, développement des affaires
Services d'investissement FÉRIQUE
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Appel de projets visant l’aménagement durable de la faune en milieu forestier :
La Fondation de la faune du Québec annonce l’ouverture de l’appel de projets pour le Programme de gestion intégrée des ressources pour l’aménagement durable de la faune en milieu forestier, pour l’année 2010-2011.
L’objectif du Programme vise une meilleure intégration des besoins de la faune en milieu forestier, notamment dans le cadre des différents exercices de planification régionale.
Le programme s’adresse à tout organisme légalement constitué intervenant en milieu forestier et présentant un projet en étroite collaboration avec un organisme dont la mission est orientée vers la faune et son milieu.
La date limite pour le dépôt des projets à la Fondation est le 27 septembre 2010.
L’Association des produits forestiers du Nouveau-Brunswick souhaite que le bois soit davantage considéré pour la construction non résidentielle :
Après que la Colombie-Britannique et le Québec aient adopté des politiques qui visent à faire du
bois une matière de premier choix pour les constructions d’édifices publics, au Nouveau-Brunswick, on lance la campagne «Utilisons plus de bois», une première étape qui vise la sensibilisation, indique Mark Arsenault, PDG de l’organisme.
«Avec les années, on a développé une perception que le fer et l’acier sont plus forts et plus solides que le bois. Il y a des questions de coûts aussi. Mais avec des développements technologiques et de l’ingénierie du bois, on se rend compte qu’on peut faire des constructions beaucoup plus élevées et plus fortes que jamais, explique M. Arsenault. Il n’est pas question ici de dire qu’il faut lâcher complètement le béton ou l’acier. On peut travailler conjointement et faire des édifices hybrides.»
La forêt boréale canadienne est en voie de devenir le paysage forestier le mieux protégé au monde :
(Agence
QMI) C’est ce que conclut une étude américaine d’un groupe de recherches sur
l’environnement, selon laquelle les gouvernements canadiens et certaines
sociétés des Premières nations auraient préservé un grand pourcentage de leurs
forêts, plus que n’importe quel pays dans le monde.
«Nous croyons qu’il s’agit déjà de la forêt la mieux protégée parmi tous les écosystèmes forestiers dans le monde - plus que la forêt amazonienne ou que celle de la Sibérie», a affirmé Steve Kallick, du Pew Environment Group, au Vancouver Sun. «Nous pensons même que la forêt boréale canadienne est en bonne voie de dépasser les attentes [en termes de surfaces protégées]», poursuit-il.
Steve Kallick présentera les résultats de ses recherches à la conférence annuelle de la Société pour la conservation de la nature, à Edmonton. Il estime que 4,4 millions des 5,5 millions de kilomètres carrés de forêts boréales canadiennes sont intacts. Si les gouvernements maintiennent leurs plans environnementaux, trois millions de kilomètres carrés supplémentaires pourraient être protégés, assure M. Kallick.
À titre de comparaison, seulement deux millions de kilomètres carrés de la forêt amazonienne sont sous protection.
Loi sur les forêts — plus de 800 000 $ d'amendes :
Le ministère de la Faune a émis plus de 800 000 $ d'amendes à des individus et industries ayant violé la Loi sur les forêts et autres règlements afférents.
Selon la liste des amendes, imposées par les tribunaux entre décembre 2009 et juin 2010, le Ministère a perçu 819 509 $ en amendes pour cette période auprès de 72 individus et 43 entreprises.
La majeure partie des amendes a été imposée aux entreprises du domaine forestier, reconnues coupables de 338 infractions, pour un total de près de 600 000 $.
Nouveau guide de vie et survie en forêt
André Pelletier et Jean-Marc Lord, deux auteurs de la région de la Mauricie viennent de lancer Le guide de vie et survie en forêt, publié aux éditions Broquet, destiné aux amateurs de plein air et de nature.
En fait, ce livre se veut une approche réaliste de la survie en forêt basée sur la prévention et la nécessité d’apprendre d’abord à «vivre en forêt» avant d’espérer y survivre.
Chaque année, près de 4 millions de Québécois se retrouvent en forêt pour y pratiquer leurs loisirs préférés. Randonneurs, chasseurs, villégiateurs, quadistes ou motoneigistes, peu d’entre eux sont vraiment conscients des risques de se retrouver contraints de passer une nuit en forêt. Et pourtant, chaque année, la Sûreté du Québec doit mener une centaine d’opérations de sauvetage pour retrouver des individus à cause d’une simple erreur d’orientation, d’une blessure ou d’un bris mécanique.
Une technologie pour identifier le chant des oiseaux des forêts nordiques
Imaginez que vous vous promenez en forêt. Sauriez-vous reconnaître le chant du roitelet à couronne rubis ou celui de la paruline à gorge noire? Pour les chercheurs de la Division des impacts sur les écosystèmes du Centre de foresterie des Grands lacs (CFGL), il est important de pouvoir identifier le chant des oiseaux. Cela les aide à mesurer les incidences de l’aménagement forestier, des changements climatiques et d’autres facteurs sur les populations d’oiseaux.
Un premier bilan net du carbone surprenant
(Louis-Gilles Francoeur) Une étude internationale, à laquelle ont participé des chercheurs québécois et canadiens, a pour la première fois mesuré sur le terrain le bilan net du carbone, entre l’absorption quotidienne par la photosynthèse et les émissions nocturnes produites par la «respiration» des plantes.
L’étude en question, explique Hank Margolis, un professeur de la Faculté de foresterie de l’Université Laval qui a participé à cette recherche, est basée sur des relevés réalisés aux quatre coins du monde par 400 capteurs, dont on possède les données depuis 1998. D’autres capteurs, moins nombreux, avaient aussi été installés à partir du début des années 90, dont on possède aussi les séries de données.
La surprise vient de l’efficacité relative de chaque écosystème terrestre dans ce bilan global qui démystifie bien des idées reçues. Le plus efficace de tous est sans contredit la forêt tropicale, qui capte 34 % de tout le carbone absorbé par les écosystèmes. Viennent ensuite les savanes (26 %), les terres cultivées (12 %), qui se retrouvent devant les forêts tempérées (8 %), les forêts boréales (7 %), les déserts (5 %) et la toundra (1 %).
Domtar et FPInnovations conjuguent leurs efforts afin de mettre au point des nanotechnologies novatrices dans une nouvelle usine, à Windsor
Les ministères fédéral et québécois des Ressources naturelles investissent dans la construction d'une usine pilote de nanocellulose cristalline à Windsor, en Estrie. L'usine, dont la construction doit coûter 34,2 millions de dollars, sera la propriété d'une coentreprise formée de Domtar et FPInnovations.
Ottawa et Québec fourniront 10,2 millions de dollars chacun, tandis que la coentreprise paiera la somme restante, soit 12 millions. Les coûts d'exploitation sont évalués à 8,4 millions. Treize postes seront ainsi créés.
L'usine, dont la construction devrait être complétée au printemps 2012, permettra la production quotidienne d'une tonne métrique de nanocellulose cristalline. La nanocellulose cristalline est un nanomatériau renouvelable, recyclable et abondant fabriqué à l'aide de fibres de bois issues du processus de fabrication de la pâte de bois. Les applications éventuelles comprennent des films réfléchissant à effet optique, des vernis ultra résistants et des bioplastiques novateurs. Les propriétés de ce matériau ouvrent de tout nouveaux débouchés dans un très grand nombre d'applications, ainsi que dans différents secteurs et marchés tels que l'industrie aérospatiale, automobile, chimique, textile et forestière.
Crise forestière — Le peuplier hybride comme piste de solution?
(Radio-Canada) Partout au Québec, des chercheurs tentent de trouver des solutions à la crise forestière qui sévit depuis cinq ans. Le peuplier hybride développé dans la région par des chercheurs de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) constitue, selon ces scientifiques, une partie de la réponse. Ce n'est toutefois pas l'avis de tous les acteurs du milieu forestier.
Le peuplier hybride peut pousser de deux mètres par année. Cette vitesse de croissance en fait le champion au Québec. Pour la chercheuse de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Annie Desrochers, cette espèce représente une bénédiction pour l'industrie forestière. « Si on veut garder nos emplois, puis si on veut continuer à utiliser le bois, il faut trouver des façons d'en faire pousser. On a toujours eu assez de forêts naturelles, mais on commence à en voir le bout. On cherche des solutions et ça en est une. Il n'y en a pas beaucoup, des solutions, pour faire pousser plus de bois plus vite », soutient-elle.
L'homme qui a misé sur la forêt québécoise
(Philippe Mercure) «Nous voyons un très bel avenir dans l'industrie du bois d'oeuvre en Ontario, et surtout, au Québec.» Des phrases du genre, avouez qu'il y a longtemps que vous n'en avez pas entendues. C'est pourtant le discours que tient Rick Doman, président et chef de la direction d'Eacom Timber Corporation.
Et il ne s'agit pas seulement de belles paroles. Jusqu'à tout récemment, Eacom était une petite entreprise de Colombie-Britannique inscrite à la Bourse croissance de Toronto qui ne possédait qu'une seule scierie, et en arrêt de production de surcroît.
Mais le 1er juillet dernier, M. Doman et son équipe ont officiellement avalé la division Produits forestiers de Domtar.
Sept scieries de Domtar, dont celles de Matagami, Val-d'Or et Sainte-Marie, au Québec, sont passées aux mains d'Eacom. L'entreprise a aussi acquis l'usine de transformation de bois de Sullivan, au Québec, ainsi que la participation de Domtar dans une scierie et une usine ontariennes.








