30 mars 2007
Année 2, numéro 6


Colloque de l’Ordre sur la détermination de la possibilité forestière, les 27 et 28 mars 2007

Soirée du 27 mars

M. Gérard Szaraz, ing.f., M.Sc.

C’est devant plus de 140 ingénieurs forestiers que le Colloque de l’Ordre sur la détermination de la possibilté forestière s’est ouvert, le 27 mars dernier, à l’Hôtel Gouverneur de Ste-Foy. D’entrée de jeu, l’animateur du Colloque, M. Gérard Szaraz, ing.f., M.Sc. a tenu à rappeler les objectifs du Colloque soit, de contribuer à la réflexion sur certains principes et processus devant faire l’objet d’une attention spéciale de la part du Forestier en chef dans la préparation des prochains calculs de possibilité forestière et de donner la parole aux membres de l’Ordre, pour faire ressortir les préoccupations et attentes des professionnels quant aux principes et processus qui entourent la détermination de la possibilité forestière au Québec.

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Le président-directeur général de l’Ordre, M. Pierre Mathieu, ing.f., MGP, s’est ensuite adressé aux participants, rappelant que la possibilité forestière, avec les modes de tenure, constitue l’une des deux pierres d’assises au cœur des débats les plus importants de la foresterie au Québec. M. Mathieu a invité les participants à profiter de l’opportunité offerte par le Colloque à plonger au fond de ces deux points d’ancrage majeurs de la gestion des forêts du Québec afin d’initier des échanges constructifs qui interpellent les fondements de la profession d’ingénieur forestier.

M. Pierre Mathieu, ing.f., M.G.P.

M. Mathieu a poursuivi en faisant une brève mise en contexte entourant la création du Comité sur l’analyse du rapport du Forestier en chef et les travaux de celui-ci au cours des derniers mois. Bien que le rapport du comité ait été distribué aux participants, M. Mathieu a tenu à souligner que les administrateurs du Bureau ne partagent pas toutes les recommandations du rapport, compte tenu notamment du très court délai que ceux-ci ont eu à leur disposition pour s’approprier le rapport et obtenir un consensus sur son contenu. Malgré cela, toujours selon M. Mathieu, les administreurs du Bureau ont accepté de soumettre le rapport aux membres de l’Ordre dans le cadre du Colloque, afin de se nourrir des commentaires émis et d’orienter la prise de décision.
::Voir le mot d’ouverture et la mise en contexte (.pdf 36,8kb)

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M. Gilbert Paillé, ing.f., Ph.D.,président du Comité.

Suite à cela, M. Mathieu a invité le président du Comité, M. Gilbert Paillé, ing.f., à présenter le rapport. M. Paillé était accompagné de tous les membres du Comité soit Mme Yvette Jean-Bernier, ing.f., MM. François Bergeron, ing.f., Gérard Poulin, ing.f., et M. Christian Messier. D’un geste symbolique, M. Paillé a invité tous les membres du Comité à signer le rapport avant de débuter sa présentation.

Baptisé tout naturellement « Rapport Paillé », ce rapport de 54 pages contient 56 recommandations dont quatre à l’intention du Gouvernement, 8 à l’intention de l’OIFQ, 20 à l’intention du Forestier en chef et 24 s’adressant au Ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Bien que la présentation de M. Paillé était succincte et que les participants n’ont pas eu le temps de lire entièrement le rapport, la période de questions qui a suivi la présentation de M. Paillé a été fort animée. La Sous-ministre associée à Forêt-Québec, Mme Paule Têtu, ing.f., a tenu à féliciter les membres du Comité pour leur travail et à souligner que les recommandations du Rapport sont cohérentes avec les orientations de travail du MRNF. Selon Mme Têtu, la mise en œuvre de certaines recommandations passe toutefois par l’établissement de projets pilotes afin de bien évaluer les impacts des changements proposés.

L’ingénieur forestier Louis Bélanger a également tenu à féliciter les membres du Comité pour leur travail et également l’Ordre pour sont rôle proactif dans la définition des règles de l’art en foresterie. M. Bélanger a tenu à savoir si les membres du Comité ont eu accès à des données techniques additionnelles du Forestier en chef afin d’appuyer leur analyse. À question simple, réponse simple, qui est venue de Christian Messier, ing.f., : « Non ! ». Toutefois, M. Messier a tenu à préciser que les membres du Comité ont rencontré le Forestier en chef afin de discuter de différents éléments et plusieurs points ont été éclaircis à ce moment. Malgré cela, les membres du Comité ont indiqué qu’ils s’attendaient à ce que les données techniques soient disponibles dans un avenir rapproché.

Le Forestier en chef du Québec, M. Pierre Levac, ing.f., s’est ensuite adressé aux membres du Comité pour souligner les efforts déployés à la réalisation de ce Rapport. Au même titre que la Sous-Ministre, Mme Paule Têtu, ing.f., M. Levac a tenu à préciser que bon nombre des recommandations qui lui sont adressées dans le Rapport, sont dans le plan de travail de son équipe. Il a rappelé que le temps, jumelé à certaines contraintes organisationnelles l’ont incité à prendre les décisions qui lui semblaient les meilleures dans un tel contexte.

Bon nombre de participants ont formulé des commentaires et posé des questions aux membres du Comité Paillé mais malheureusement, nous ne pouvons tout couvrir ici.

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Vers 22h00, l’animateur du Colloque, M. Szaraz, a mis fin aux discussions et a invité les participants aux conférences et ateliers du lendemain, le 28 mars.

Les membres du Comité Paillé, le 27 mars 2007

Rapport du Comité Paillé : Le rapport du Comité Paillé ainsi que la présentation de M. Paillé lors de la soirée du 27 mars sont disponibles sur le site de l’Ordre dans la section réservée aux membres, sous format « PDF ».
::Accéder à la section réservée aux membres

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Journée du 28 mars

La journée du 28 a débuté avec la conférence du Forestier en chef, M. Pierre Levac, ing.f. M. Levac a présenté le bilan de ce qu’il qualifie « l’opération CPF 2008-2013 ». Nous apprenions que la période de validation des calculs qui s’est échelonnée sur une période de 6 mois, a nécessité 3 400 jours-personnes de travail et au-delà de 1 800 simulations supplémentaires. M. Levac a également souligné l’importance des communications dans le processus de divulgation des nouveaux calculs. Il a enchaîné sur les étapes à venir et les orientations qui guideront le prochain calcul de posssibilité (2013-2018). C’est sans surprise, qu’à l’ouverture de la période de questions, M. Levac a été invité à éclaircir certains points de sa présentation. Vous pourrez en savoir davantage en visionnant le document de support « power point » de sa conférence.
::Voir la présentation (powerpoint 9,38mb)

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C’est l’ingénieur forestier François Bergeron qui était le deuxième conférencier de la journée. Sa conférence, Le rendement soutenu au Québec : du prescriptif à l’indicatif!, était appuyée d’une présentation de haut niveau. À constater le degré de compréhension et de satisfaction dans la salle, on pourrait aisément affirmer que l’ingénieur forestier est majoritairement de type visuel ! Plus sérieusement, M. Bergeron a partagé son analyse du principe de rendement soutenu et présenté certaines de ses faiblesses. En conclusion de sa présentation, M. Bergeron a repris deux recommandations de la Commission Coulombe soit : « Que la méthodologie permettant d’estimer la possibilité ligneuse... soit améliorée... par l’élimination du recours aux équations de conservation... et par l’intégration des dimensions spatiales » (Rapport Coulombe, recommandation 5.7) et « Que la priorité soit donnée à la mise en œuvre des calculs de la possibilité ligneuse sur de nouvelles bases » (Rapport Coulombe, recommandation 9.5). Pour les intéressés à revoir l’essentiel de son propos, l’Ordre, par le biais du Fil en aiguille, avait publié un texte de M. Bergeron en novembre 2006.
::Voir le texte (.pdf)

Pour consulter la présentation de M. Bergeron : Faites parvenir un courriel à francois.bergeron@ri.cgocable.ca et vous recevrez systématiquement le lien web pour télécharger sa présentation.

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M. Frédérik Doyon, ing.f., Ph.D., directeur scientifique à l’Institut Québécois d’Aménagement de la Forêt Feuillue et professeur associé à l’Université du Québec en Outaouais a présenté sa conférence : Calcul de la possibilité forestière en forêt feuillue et mixte (FF&M): Enjeux et avenues de solutions. Selon M. Doyon, la baisse de possibilité forestière dans la FF&M est surtout attribuable à la baisse des rendements utilisés pour faire le calcul de possibilité forestière considérant que la période critique est toujours au début de la simulation.

De plus, toujours selon M. Doyon, il est indispensable que les forestiers aient à leur disposition des outils de spatialisation et d’optimisation pour pouvoir réduire l’effet de la fragmentation opérationnelle en forêt feuillue qui est très important. En conclusion, M. Doyon n’a pas manqué d’insister sur le fait qu’il faut mettre les chercheurs à contribution à l’aide d’une approche d’accompagnement scientifique. « La foresterie, c’est gérer l’incertitude. Il faut apprendre à gérer cette incertitude », Frédérik Doyon, ing.f., Ph.D.
::Voir la présentation (powerpoint 5,60mb)

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.Le dernier conférencier de la journée était M. François Laliberté, ing.f., MGP, du Groupe OptiVert inc. Sous le thème : L’économie et le calcul de possibilité forestière, M. Laliberté a invité au questionnement sur la nécessité d’intégrer des variables économiques dans les calculs de possibilité forestière, appuyé par un cas concret étudié au Québec.
::Voir la conférence de M. Laliberté
(powerpoint 2,78mb)
 

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Entre chaque conférence, les participants étaient invités à répondre à une série de questions en tables rondes, sous forme d’ateliers. À en croire la qualité des discussions et la rigueur dans les analyses, l’objectif d’amener les professionnels de toutes provenances à se parler sur cet important sujet a certainement été atteint.

L’ingénieur forestier Pierre Bernier est venu livrer une synthèse sommaire du résultat des discussions pour les deux premiers ateliers. Dans la prochaine édition du Fil en aiguille, nous publierons la synthèse finale, par thème, des travaux en ateliers.


Les organisateurs du Colloque tiennent à remercier toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont fait de cet événement un succès.

François-Hugues Bernier, ing.f.
Directeur des communications et de la foresterie