Depuis plusieurs années, le débat public sur la forêt occupe une place importante dans l’espace médiatique québécois par des voix très audibles, souvent issues des milieux de la biologie, de l’écologie, du militantisme environnemental ou citoyenne, ce qui est sain pour une société qui s’interroge sur l’avenir de ses forêts. Pourtant, un paradoxe demeure : les ingénieures et ingénieurs forestiers, pourtant au cœur même de ces enjeux, y sont relativement peu visibles. Conséquemment, le discours public se construit trop souvent sans la contribution de celles et ceux qui sont pourtant formés pour intégrer, arbitrer et opérationnaliser les dimensions écologiques, économiques et sociales de la forêt.